Body recomposition : se muscler et sécher

scitec, athlète

Faut-il croire au « body recomposition » ?

On entend souvent parler de cette technique d’alimentation appelée « Body recomposition » qui fait débat. En fait, cette technique existe depuis plusieurs années et était utilisée par quelques culturistes professionnels. Cette technique consiste à augmenter l’apport calorique (surtout les calories relatives aux hydrates de carbone) les jours d’entrainement et à le baisser lors des jours de repos dans le but de prendre du muscle et sécher en même temps!

Une technique d’alimentation « pro » qui ne tient pas compte de l’entrainement

A l’origine, l’alimentation n’avait pas de lien direct avec l’entrainement et consistait à diviser la semaine en 2/3 jours très caloriques (élévation du métabolisme) suivis de 2/3 jours moins caloriques (stabilisation du métabolisme) et enfin de 2/3 jours de décharge glucidique. Le but d’une telle technique était de construire ou maintenir la masse musculaire tout en réduisant la masse grasse et était prisée par des athlètes ayant des difficultés à maintenir un niveau de tissu adipeux bas en hors saison.
Pour que cette technique fonctionne, il est nécessaire d’avoir un métabolisme très habitué et hautement réactif. En effet dans l’immense majorité des cas (plus de 90%), le métabolisme varie sur des périodes allant de 2 à 3 semaines, dans ce cas changer d’alimentation tous les 3 jours ne fera que ralentir la progression musculaire de ceux qui ont du mal à prendre de la masse et ralentir la fonte graisseuse de ceux qui sont enrobés.

Grands débutants ou ultra confirmés ou mésomorphes

Les exceptions à cette règle métabolique, sont les grands débutants pour qui l’exercice musculaire et alimentaire sera de toute façon un bouleversement de leur métabolisme, les culturistes avancés et habitués à suivre des préparations physiques de compétition qui ont un métabolisme réagissant à la moindre sollicitation. Une troisième exception concerne le morphotype des mésomorphes purs et durs (peu de masse grasse et masse musculaire génétiquement développée), notons à cet égard que ce morphotype développera facilement sa masse musculaire et restera à un taux de masse grasse faible avec une alimentation classique et bien calculée. Hormis le fait que cette technique ne fonctionne que pour quelques rares personnes, le calcul de l’alimentation doit être extrêmement précis et parfaitement adapté à chaque individu sous peine d’échouer totalement.

Une préparation physique pointue

La cible de cette technique est donc un bodybuilder avancé (10 ans de pratique intensive) ayant suivi des préparations physiques régulières qui ont façonné son métabolisme et que le préparateur physique connaisse parfaitement les réactions nutritionnelles de celui qu’il prépare ! De plus, à ce stade, il est illusoire de séparer l’alimentation de l’entrainement, la routine doit être elle aussi parfaitement calculée, ne laissant aucune place à l’approximation dans l’organisation hebdomadaire des séances et encore moins dans le contenu même des entrainements !

Si vous ne faites pas partie de ces quelques exceptions, la technique de Body recomposition ne vous rendra pas service et ne remplacera pas une stratégie comportant plusieurs phases de progression (prise de masse, muscle sec et sèche) au cours de l’année.

Photo Scitec Athlete Cedric Mcmillan. Photo credit: Arsenik Studios Inc.

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