Bodybuilding et culturisme: comment tout a commencé…

Le Bodybuilding désigne un processus de recherche d’hypertrophie musculaire grâce à la pratique de l’entrainement avec charges additionnelles, de la nutrition, du repos et des suppléments. Bodybuilding et culturisme sont des termes synonymes, bodybuilding étant le terme anglais. Le culturisme est un sport qui permet de faire évaluer les morphologies des concurrents par des juges, qui les notent selon certains critères esthétiques. Les muscles sont mis en valeur par une préparation spécifique, un taux de graisse minimum, un posing approprié, des huiles et du tan pour obtenir le meilleur effet et la meilleure définition, sous la lumière.

Les prémisses : Grèce, Egypte, Inde

Les premiers physiques musclés datent de l’époque de l’Antiquité. Les Grecs pratiquaient une forme de culture physique pour améliorer leur force et les nombreux héros de la mythologie étaient représentés avec une musculature développée et une force herculéenne, comme le fameux Hercule.

L’un des plus célèbres athlètes de lutte, Milon de Crotone s’est rendu célèbre pour avoir porté sur son dos un veau et par la suite un taureau au fur et à mesure que sa force grandissait. Il a remporté plusieurs titres olympiques et était connu pour sa force extraordinaire. Ces athlètes s’entrainaient dans un gymnase, à ciel ouvert, avec des matériaux lourds comme des plaques de marbre, dans le but d’améliorer leur force pour être plus performants dans le sport qu’ils exerçaient comme un art.

Hercule est le plus célèbre des héros grecs, qui représente la force, connu bien sûr pour ses douze travaux, mais contrairement aux athlètes, les dieux semblent avoir une musculature naturelle et n’ont pas besoin de s’entrainer. Le corps athlétique des statues grecques reste aujourd’hui encore un modèle de norme esthétique pour le bodybuilding moderne.

Les Egyptiens sont également célèbres pour leurs travaux phénoménaux, mais ils étaient bien souvent réalisés par les esclaves. Par contre, il existe de nombreuses illustrations de pratiques sportives qui pourraient être à l’origine de sports d’aujourd’hui comme la lutte, la boxe, la gymnastique acrobatique ou même l’escrime au bâton ou quelque chose qui ressemble au hockey sur gazon. Les pharaons, en, tant que chefs de guerre se devaient également d’être entrainés et la culture physique faisait partie de leur éducation.

Un autre continent a vu naitre les débuts de la musculation : l’Inde, car il est prouvé que dès le 11° siècle les Indiens se servaient de poids sculptés dans la pierre, pour devenir plus gros et plus forts. Il s’agissait essentiellement de lutteurs et de guerriers très entrainés cherchant à augmenter leur force, leur endurance et leur souplesse, parallèlement aux pratiques ancestrales du yoga. C’est l’arrivée des colons britanniques qui a mis fin à ce mode de vie basé sur la santé et la culture physique, ceux-ci imposant leurs sports centrés davantage sur l’adresse que sur la force, comme le cricket.

De 1820 à 1929, les hommes forts

Calme plat entre l’antiquité et les années 1800, jusqu’à l’arrivée d’Eugène Sandow, homme fort, inventeur de la méthode Sandow, et du premier concours esthétique.

Avant lui, il y existait certes des phénomènes de foire, des hommes faisant des démonstrations de force, mais il n’y avait là aucune intention d’améliorer l’esthétique de son physique, aucun souci d’harmonie, seulement le désir d’être fort et de donner des spectacles qui enchantaient les foules : tirer des charrettes, soulever des animaux… On n’était pas regardant sur les ventres proéminents, ni le taux de graisse, plus proches sur ce point de l’haltérophilie, que du bodybuilding à visée esthétique.

Sandow a été le premier à mettre au point des spectacles qui alliaient force et symétrie, c’est pourquoi il est considéré comme le pionnier du culturisme moderne, recherchant la perfection physique de l’idéal grec, avec un physique dense et symétrique, bien qu’ayant commencé lui aussi par des démonstrations de force, sous forme de combats au corps à corps.

Il a rendu populaire la musculation et a sans doute favorisé l’arrivée des premiers concours ; d’abord les Championnats du monde en 1891 en Angleterre et deux événements d’haltérophilie lors des premiers Jeux Olympiques modernes de 1896 à Athènes en Grèce.

En 1901, se déroule la première compétition de culturisme «  The Great Show » » au Royal Albert Hall à Londres, qui a eu un énorme succès, et M. Sandow faisait partie des juges. Le trophée remis au vainqueur William L. Murray était d’ailleurs la fameuse statuette à l’effigie d’Eugène Sandow qui est désormais l’emblème de M. Olympia.

C’est également lui qui a produit le premier magazine de l’histoire dédié à ce sport et mis au point et vendu le premier équipement pour développer sa masse musculaire : bandes de tension, poulies à ressort et haltères.

En France aussi, ça bouge du côté d’Hippolyte Triat, inventeur des appareils à poulies avec charges automatiques, et de barres longues avec haltères. Précurseur, il crée un gymnase à Paris en 1849 , bien avant la démocratisation des salles et des revues. Cela vient plus tard avec Edmond Desbonnet qui a développé des méthodes d’entrainement ciblant des muscles localisés et ouvre une école de culture physique d’abord à Lille, puis à Paris ou c’est un succès en 1899.  Il forme des professeurs et un réseau de salles se développe avec son journal appelé «Culture physique».

Le premier concours de culturisme en Amérique a eu lieu le 16 janvier 1904 au Madison Square Garden à New York, remporté par Al Treloar.
Bernarr Macfadden, profitant de cette vague nouvelle a fait la promotion de la culture physique en commercialisant  un extenseur devenu populaire dans un magazine de culturisme mettant en scène Charles Atlas (Angelo Siciliano) qui a prêté son image à la méthode de tension dynamique vendue par correspondance, développée par Macfadden. Cette publicité montrant un jeune gringalet prenant sa revanche  sur un plus costaud que lui, après avoir suivi la méthode a certainement convaincu toute une génération de ne plus se laisser intimider et de se mettre à la culture physique et a largement popularisé le bodybuilding.

L’âge d’or du bodybuilding 1930-1970

Après une période intermédiaire dans les années 30, où les concours de physique rassemblent toutes sortes d’athlètes (haltérophiles, gymnastes, nageurs…), il devient évident que l’entrainement avec charges leur donne souvent l’avantage.

Dès l’après guerre, les jeunes hommes se voient comme des héros et ont envie d’être plus forts et plus imposants. Cela est rendu possible par de nouvelles méthodes d’entrainement et de nutrition qui se développent et la naissance des magazines les plus célèbres du bodybuilding qui popularisent ce sport. Par ailleurs, l’Amateur Athletic Union (AAU) instaure en 1939 une compétition de culturisme en plus de ses concours d’haltérophilie qui prend le nom de Mr. America, remporté par John Grimek, puis par Clancy Ross en 1945. S’entrainant davantage pour sculpter son corps aux proportions parfaites que pour développer sa force, il fait la couverture de nombreux magazines Your Physique, Iron Man, Muscle Power, and Health and Strength. Toutefois vers les années 40, on voit une nette cassure entre le milieu de l’haltérophilie et celui du bodybuilding et cela encourage les frères Weider à créer la Fédération internationale des culturistes (IFBB) organisant le premier concours IFBB Mr. America, rassemblant les athlètes professionnels. En 1950 une autre fédération, la NABBA voit le jour et organise le concours Mr. Univers au Royaume Uni. Le premier Mr. Olympia,  actuellement encore le plus prestigieux du culturisme a lieu en 1965.

Sur la côte de la Californie, l’haltérophilie sur la plage est devenue populaire parmi les culturistes amateurs et professionnels. Le plus célèbre de ces lieux de rencontre était situé à Santa Monica, et a été appelé Muscle Beach. C’est la période Muscle Beach, Venice, Californie, le berceau du bodybuilding où se sont entrainés les plus grands : Steve Reeves, Reg Park, Larry Scott… Les gymnases et le bodybuilding deviennent très populaires.

Dans les années 50, Steve Reeves après avoir remporté Mr. America en 1947, Mr. Monde en 1948 et Mr. Univers en 1950 incarne Hercule au cinéma et met le bodybuilding sur le devant de la scène. En plus d’être très bel homme, il a une masse et des proportions idéales, ce qui fait de lui un modèle pour la jeunesse, en mal de héros. (il aurait lui-même inspiré Arnold Schwarzzenegger !).

Le suivant est Reg Park qui remporte le titre Mr. Univers en 1951, Mr. Univers pro en 1958 et 1965 et est lui aussi vedette de films d’action, renforçant la part du bodybuilding dans le cinéma.

Dans les années 60, on voit apparaitre des culturistes de plus en plus gros, car aux USA on commence à maitriser de mieux en mieux les méthodes d’entrainement et la nutrition.

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En 1965 et 1966, Larry Scott remporte Mr Olympia IFBB, ce qui annonce une nouvelle ère du culturisme, de plus en plus concurrentielle, en mettant la barre assez haut. Sergio Oliva lui succède durant trois années consécutives en 67, 68 et 69, atteignant un niveau de masse musculaire encore jamais vu et surnommé The Myth avec un poids de 109 kg .

En 1969, Arnold Schwarzzenegger n’obtient que la deuxième place au concours de Mr. Olympia, après avoir reporté en 1966 le titre de Mr. Univers (NABBA). Il remporte 6 fois le titre  de 1970 à 1975, puis une 7° fois en 1980. Il devient célèbre avec le film Pumping Iron en 1977, montrant les coulisses de Mr. Olympia aux côtés de Franco Colombu, Serge Nubret, Tom Platz et Lou Ferrigno ainsi que Mike Katz et Ken Waller, pour Mr. Univers. Le bodybuilding connait alors son moment de gloire et Arnold avec. Lou Ferrigno sera lui rendu célèbre grâce aux aventures de l’incroyable Hulk. Après avoir remporté plusieurs prix en catégorie petite taille en Mr. Monde, Mr. Univers et Mr. Europe dans d’autres fédérations, Franco Columbu devient le premier Mr. Olympia de sa catégorie en poids léger en 1973, catégorie qui n’existait pas avant. Il l’emportera en toutes catégories en 1976 et 1981. (Il apparaitra plus tard au cinéma dans Conan le barbare et Terminator !).

Dans les querelles de fédérations, l’IFBB finit par devenir la plus importante et la plus connue. La WBF perd du terrain en mettant en place le contrôle anti dopage, laissant la voie libre à l’IFBB et est définitivement dissoute en 1992. L’AUA cesse toute activité de musculation en 1999. Le Bodybuilding est considéré comme un sport légitime, avec des adhérents de tous pays, et une industrie qui brasse des milliards de dollars. Les magazines se développent : Muscle &fitness (successeur de Muscle Builder & Power des années 60) et Flex magazine, arrêté en 1983.

Un mot sur les femmes

Comme chez les hommes, cela a commencé avec des épreuves de force, où les femmes les plus fortes du monde se donnaient en spectacle. Puis dans les années 50, jusqu’en 1970, en plus des concours de physique, on a vu fleurir des concours de beauté, certainement à l’origine de nos concours actuels : Miss Physique, Miss Beautiful Body, Miss Americana. A la fin des années 70, on voit naitre le culturisme féminin et la première compétition officielle a lieu en novembre 1977, remporté par Gina LaSpina. En 1978, le premier concours National Women’s Physique Championship ne dure que quelques années. Il est suivi par l’ancêtre de Mrs. Olympia en 1979. La même année se crée l’IFBB femmes. Plusieurs concours s’organisent mais restent des concours de physique en talons hauts, qui ne valorisent pas la masse musculaire. C’est après les années 80, que le culturisme féminin se développe. La première Mrs. Olympia est Rachel McLish. Carla Dunlap arrive avec un physique beaucoup plus massif, Cory Everson reporte 6 titres consécutifs de 84 à 89. Parallèlement, Anita Gandol pose pour Playboy en 1984, montrant pour la première fois que le muscle peut être sexy. Dans Pumping Iron en 1985, on suit les femmes en préparation et la sensuelle Rachel McLish, est opposée à Bev Francis, ultra musculaire. C’est le début de la cassure entre masse et esthétique. Lenda Murray remporte le titre de Mrs.Olympia en 1990. En 92, l’IFBB impose des règles de féminité, cherchant à promouvoir un physique plus esthétique et moins imposant, et cherchant à diminuer l’usage des stéroïdes chez les femmes. Les concours de musculation laissent place à des concours où le physique est valorisé. Les magazines utilisent de plus en plus de Fitness Models en couverture. En 2000, nouvel assouplissement des règles, lorsque Mrs. Olympia est intégré dans l’Olympia week-end et demande des critères esthétiques plus poussés de maquillage et d’apparence physique (symétrie, séparation mais moins de masse !) et intègre des catégories de poids. En 2004, une nouvelle directive exige de diminuer le muscle de 20%, indépendamment des catégories Bodybuilding, Fitness ou Figure. Les plus remarquables vivent aujourd’hui de leur métier de Fitness Models, en représentant des marques de compléments ou de vêtements de fitness.

Des années 80 à aujourd’hui

La scène de l’Olympia inclut les plus grands : Frank Zane, vainqueur en 77 et 78, Chris Dickerson, 1er vainqueur afro américain de Mr America et le plus âgé aussi pour Mr. Olympia, Boyer Coe, 5x Mr. Univers, Ken Waller, Mr. Olympia +200 lbs en 76, Mike Mentzer, Mr. Olympia +200 lbs en 79, Roger Walker, Tom Platz, Samir Bannout vainqueur Mr. Olympia en 83 et Roy Callender parmi le top 10 de Mr.Olympia. C’est la période ou les Mr. Olympia dépassent allègrement les 90 kg-100kg alors que c’était plus rare auparavant. La taille devient un facteur de sélection, devançant l’esthétique et l’équilibre.

Lee Haney est sacré 8 fois vainqueur de Mr.Olympia avec 111 kg, de 84 à 91.

En 1992, lui succède Dorian Yates, énorme avec près de 122 kg, vainqueur jusqu’en 1997. Il semble indétronable, pourtant Ronnie Coleman (135 kg) remporte le titre huit fois consécutives de 98 à 2005. En 2006, lui succède Jay Cutler qui avec 125 kg, revient à des proportions plus raisonnables et inverse la tendance des physiques de plus en plus massifs. Il garde le titre pendant 4 ans (2006-2010) sauf en 2008 ou Dexter Jackson, plus petit mais ultra découpé lui ravit le titre. Depuis 2011, c’est Phil Heath qui détient le titre avec un physique plus équilibré et un poids plus modeste (115kg).

Certains sont passés à côté, bien qu’ils aient mené une belle carrière internationale : Lee Labrada, bien qu’il n’ait pas gagné de première place à Mr. Olympia, s’illustre dans toutes les grandes compétitions IFBB (vainqueur de Mr.Univers en 85) , Vince Taylor a surtout remporté des titres en catégorie Masters Olympia, entre 97 et 2001, Shawn Ray n’a jamais remporté le titre suprême mais s’est toujours classé dans le top 5 entre 90 et 2001. Sans oublier le plus célèbre des culturistes français, Serge Nubret qui se classe à la 2ème place à Olympia dès 1973.

N’oublions pas les Européens, Gunter Schlierkamp, Markus Ruhl, extrêmement massif, le seul ayant pu rivaliser avec Ronnie Coleman en termes de masse, mais resté à l’écart des podiums.

En France, Francis Benfatto, est caractérisé par sa ligne très harmonieuse,  Thierry Pastel, (tous deux parmi les 10 premiers Mr. Olympia  en 91) et Lionel Beyeke classé 10° en 2013.

Cette période, entre 80 et 2000 connait aussi l’apogée des stéroïdes anabolisants, apparus dans les années 60 et considérés comme légaux pour les bodybuilders professionnels à partir des années 70, ce qui explique sans doute la plupart des physiques hors normes de ces culturistes qui en passent par là pour surpasser leurs rivaux. Désirant être représentée au CIO, l’IFBB, la principale fédération de Bodybuilding, après avoir résisté quelques années, met en place des tests de dopage à la fin des années 90 suite à, une loi imposée.

Le bodybuilding rayonne dans d’autres sports et le cinéma

Autrefois le cinéma courtisait les stars du bodybuilding, désormais les stars de cinéma s’entrainent comme des champions : Sylvester Stallone, Dolph Lungdren (Ivan Drago, redoutable adversaire de Rocky 4 ),Jean Claude Van Damme, Chuck Norris. Cela se vérifie aussi dans les autres sports où les athlètes prennent de la masse : Ben Johnson, Carl Lewis ont des physiques ultra-puissants.

Dans les années 80, Arnold schwarzenegger  quitte la compétition mais continue de populariser le bodybuilding au travers des héros qu’il incarne au cinéma. En 1989, Arnold crée sa propre compétition l’Arnold Classic . Les plus grands culturistes y participent et assoient la renommée du concours : Jay Cutler, Dexter Jackson, et les champions les plus récents, Kai Greene et Warren Branch.

Dans les années 90, Arnold continue à promouvoir la musculation et à motiver le public américain En 2004, il devient le rédacteur en chef de Muscle and Fitness et Flex Magazine, après avoir fait leur couverture des dizaines de fois.

Au début des années 2000, l’IFBB a tenté de faire de la musculation un sport olympique. Il a obtenu l’adhésion complète du CIO. Mais cela n’a pas eu lieu. La reconnaissance olympique pour la musculation reste controversée car certains affirment que la musculation n’est pas un sport car le concours –bien qu’il nécessite une préparation et des compétences- ne comporte pas d’effort athlétique. Quant à la question du dopage, c’est un problème qui n’est plus réservé au bodybuilding…

La révolution internet et les réseaux sociaux

Aujourd’hui, on compte des sites de musculation par centaines. Parmi eux Bodybuilding.com et Muscleandstrength se distinguent et d’autres sites se créent chaque jour dans leur sillage, aux USA et en Europe. L’industrie du bodybuilding est florissante, ayant contribué à démocratiser ce sport.

Après les monstres et bizarreries des années 80, entre stéroïdes, implants et synthol, on revient peu à peu à un esthétisme et à des physiques moins démesurés. Le naturel revient à la mode avec les exemples véhiculés sur les réseaux sociaux avec des athlètes de type plus Men’s Physique ou Aesthetics et de nouveaux ambassadeurs voient le jour. Extrêmement populaires et accessibles, ces nouveaux fitness models, hommes ou femmes montrent simplement de beaux corps, bien proportionnés, sculptés à coup de diet et d’entrainement, comme parmi les plus célèbres : Lazar Angelov, Marc Fitt, Greg Pitt… ce n’est plus le nombre de médailles ou la participation aux concours les plus prestigieux qui fédère mais le nombre de followers conquis sur la toile. Ceux qui ont leur page n’ont pour la plupart pas gagné leur carte pro, mais affichent des physiques que bien d‘autres leurs envient.

Désormais le fitness, la remise en forme et la minceur sont l’affaire de tous et l’apparence devient un critère extrêmement important dans notre société qui valorise l’image. Le but est de se montrer toujours à son meilleur avantage, la performance étant devenue, parfois, secondaire.

Sources et photos www.historyofbodybuilding.org, wikipedia, youtube, www.bodybuilding.com/ Pixabay.com

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