L’effet coupe-faim des protéines

Protéines, deux doses coupe-faim ?

La réputation des protéines pour perdre du poids et sécher est-elle justifiée ?
Oui, selon cette nouvelle étude qui a enfin identifié le fonctionnement du processus de satiété.
Manger des protéines sous quelque forme que ce soit (œufs, viande protéines végétales acides aminés ou poudres) induirait, mieux qu’une sensation de satiété (« j’ai assez mangé ») une sensation de non faim (« je n’ai plus faim ») et ce plusieurs heures après le repas !

Une nouvelle qu’on connaissait déjà mais qui s’explique par le processus d’échange d’information entre les voies digestives et le cerveau.
En effet la digestion des protéines libère des peptides, lesquels passent dans le sang, où se trouvent des récepteurs nerveux qui envoient l’information au cerveau. Le cerveau à son tour déclenche une sécrétion de glucose produit par néoglucogénese via le foie ou l’intestin qui provoque véritablement et artificiellement une sensation de satiété durable, et ceci, bien après le repas.
Cette voie du glucose est différente de la voie alimentaire en ce qu’elle ne nécessite pas de déclencher les processus de digestion, lesquels sont nombreux et complexes et interfèrent avec d’autres messages envoyés au cerveau, durant ces 5 heures où elle dure.
C’est sans doute cette arme à double tranchant qui a fait le succès des régimes hyperprotéinés, capables de libérer ce message de façon quasi-ininterrompue. A l’inverse, le corps est tout aussi apte à créer une alerte due à une consommation excessive de protéines, qui rend les récepteurs incapables de jouer leur rôle, s’ils sont trop stimulés.
Les chercheurs ont modifié leur point de vue : la faim ne serait pas un phénomène qui se produit lorsque c’est nécessaire, mais elle serait permanente et pourrait s’arrêter seulement par intermittences, en présence de certains aliments ou hormones libérées par la prise alimentaire.
Il faudrait trouver une molécule capable de reproduire modérément l’action des protéines en inhibant la faim, mais sans trop modifier les échanges nerveux pour ne pas les perturber.
Le bon dosage, en attendant, consiste à utiliser les protéines à bon escient, sans en abuser, ni sans s’éloigner d’une alimentation variée et équilibrée (en bref, rien d’autre que le régime alimentaire des adeptes de la musculation !).

Source : Science Daily, Duraffourd et al. Mu-Opioid Receptors and Dietary Protein Stimulate a Gut-Brain Neural Circuitry Limiting Food Intake. Cell, July 5, 2012

 

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