Dossier régimes – Les années 80/90

Les régimes des années 80-90 farfelus ou efficaces?

LES DIFFERENTS TYPES DE REGIMES POUR MINCIR, Troisième partie.

Les années 80-90 continuent de voir fleurir les régimes des stars et d’enrichir leurs créateurs, mais l’évolution est certaine, même si le mielleur côtoie le pire en matière de choix de régimes.
Le Beverly Hills ou régime pamplemousse
Au début des années 1980, le Beverly Hills repose sur une combinaison idéale de fruits tropicaux, comme mangue et papaye, censés provoquer la digestion totale, qui en fait provoquèrent surtout des troubles intestinaux
Le fameux régime Hollywood ou Beverly Hills ou pamplemousse a remporté un énorme succès et affamé de nombreuses stars comme des anonymes. A la base, des menus de 585 calories avec toujours ou presque du pamplemousse réputé pour brûler les graisses.
– Ça marche surtout financièrement pour les producteurs de pamplemousse ! Affamé, on perd du poids pour le reprendre aussitôt.
– Ça ne marche pas : Les cures de fruits provoquent déséquilibre, monotonie, manque d’énergie, carences, en vitamines et minéraux, fonte de la masse musculaire, absence de vie sociale.

Le régime Mayo
En 1980, nait aussi le fameux régime Mayo, à base d’œufs durs essentiellement.
Hypocalorique, il préconise entre 800 et 1000 calories par jour. De nombreux aliments sont interdits comme les gras, les sucres, les féculents, les légumes secs, les laitages. Les œufs, au contraire, sont omniprésents (au moins 6 par jour). Les fruits sont autorisés mais pas les plus sucrés
– Ça marche parce que ce régime est riche en protéines et pauvre en calories. La perte de poids est assurée et rapide. Peu de courses et de cuisine, économique avec beaucoup d’œufs durs.
– Ça ne marche pas car il est très restrictif. Tout écart est interdit et vous buvez du thé et du café uniquement. Il cause fatigue et carences en calcium, potassium, vitamines puisqu’il supprime la plupart des produits laitiers et des fruits. Vous perdez essentiellement du muscle tout en ayant faim. L’après régime n’est pas du tout gérable.

Le régime Jenny Craig
Jenny Craig en 1983, oblige à suivre une diète stricte à 1400 calories  et des repas tellement contraignants qu’ils engendrent surtout des frustrations à long terme. A base de céréales, soupes, barres et plats cuisines préparés, il n’autorise ni sel, ni café, ni thé, ni alcool. Remis au goût du jour récemment, il assure un suivi avec une consultante, des repas sur mesure et combine forme et alimentation.
– Ça marche car vous devez suivre scrupuleusement les conseils et les principes du régime. Sonia Dubois en est la preuve publicitaire.
– Ça ne marche pas car les kilos perdus reviennent s’installer comme une vengeance et beaucoup ont repris bien plus de poids après le régime qu’ils n’ont réussi à en perdre avec. Les menus sont fournis, déjà préparés dans des petites boîtes, ce qui est pratique mais lassant.

1987 le fameux régime Montignac
Proche du régime dissocié et l’un des premiers régimes tenant compte de l’IG (index glycémique), il pose le principe qu’on grossit parce qu’on mange mal. C’est plus un nouveau mode alimentaire qu’un régime puisqu’il s’agit de choisir différemment ses aliments. Il remporte beaucoup de succès auprès des managers. Il faut éliminer les aliments à IG élevé comme les pâtes et pain blancs, les pommes de terre, les carottes… et manger plutôt du riz, pâtes complètes, lentilles, fruits et légumes… Il consiste également à ne pas associer lipides et sucres, protéines et glucides, fromage et dessert, viande et frites, poisson et riz…
– Ça marche, surtout chez les hommes, car il met en place des principes assez simples à suivre à court terme. Les fruits sont autorisés, mais en dehors des repas. Il réduit l’appétit sans trop limiter les quantités et une vie sociale reste possible.
– Ça ne marche pas car il nécessite une connaissance approfondie des IG des aliments. L’alimentation n’est pas forcément équilibrée, car pauvre en glucides pouvant provoquer fatigue et perte de masse musculaire. Il ne limite pas les lipides, ce qui peut être nuisible pour la santé.

Les débuts de la chirurgie gastrique
1990, au départ, la chirurgie gastrique est destinée aux patients atteints d’obésité morbide. Aujourd’hui, pratiquée sur 25.000 patients par an, pour une somme de plus en plus accessible, les complications médicales ne sont pas rares.
C’est, hélas, devenu pour beaucoup, un moyen de maigrir à part entière.

Le chrono-régime
En 1986 nait la chrononutrition, élaborée par le Dr Delabos. Sans restriction, ce régime se base sur les rythmes biologiques du corps. Il faut répartir les types d’aliments en fonction des heures de la journée, pour qu’ils soient assimilés au mieux et non stockés. Manger plus le matin et moins le soir est l’une des principales règles. De même que répartir les aliments les plus gras et lourds au petit déjeuner et au déjeuner, et un peu au gouter. Le repas du soir est inexistant ou hyper léger, uniquement du poisson ou des légumes.
– Ça marche car la perte de poids progressive est déclenchée par les changements. Ce régime est plus facile à suivre pour les femmes que pour les hommes, surtout si on n’a que peu de poids à perdre. Il s’accompagne d’un meilleur sommeil car il réduit les problèmes digestifs.
– Ça ne marche pas, ne pas manger le soir est incompatible avec une vie sociale et manger beaucoup au déjeuner et au goûter n’est pas toujours possible au travail. De plus, il faut s’imposer certains aliments à certaines heures, ce qui n’est pas facile. Et ne pas grignoter le soir devient vite impossible.

Le régime The Zone
1991 Le régime zone se concentre sur les effets négatifs des glucides. Co-auteur du best seller The zone, le Dr Sears préconise un régime avec 40% de glucides, 30% de protéines et 30% de lipides. Basé sur l’index glycémique bas, il vise à contrôler la pression sanguine et le taux d’insuline et recommande l’huile d’olive et les graisses insaturées. Adopté par les stars, c’est le régime du juste milieu.
– Ça marche sur une courte durée, car il fournit des recettes pour les goûts alimentaires variés.  Il réduit la consommation de glucides propices au stockage sur les zones critiques, mais conserve l’énergie. Les proportions recommandées régulent la production d’insuline, encourage la consommation d’aliments frais. Les protéines maigres 5 fois par jour fournissent des calories pour limiter l’appétit. La perte de poids se fait en gras et non en muscle.
– Ça ne marche pas car on ne peut pas le suivre sur le long terme. Il est contraignant, il faut peser tous les aliments. Rien n’est improvisé et tout doit être planifié. Le choix des aliments est limité et contraint à rester chez soi ! Il rend irritable et peut causer quelques déficits en fibres et vitamines.

Le régime Fricker
Né en 1993, et mis à jour en 2010. Progressif, équilibré, il est facile à suivre sur une courte durée. Il permet de manger de tout, à l’exception des sucres lents que l’on remplace par des fruits, des légumes, des fibres et des yaourts qui contiennent aussi des glucides. Durant la phase TGV il faut éliminer tous féculents à l’exception du pain complet, au petit déjeuner.
– Ça marche car il permet de perdre le poids voulu en épargnant la masse musculaire.
– Ça ne marche pas car il ne donne pas de bonnes habitudes alimentaires, donc les kilos perdus seront repris.

Les groupes sanguins
En 1996, le Dr d’Adamo élabore une théorie qui conseille un régime farfelu en fonction du groupe sanguin. Chaque groupe sanguin réagirait différemment aux aliments en fonction d’une composition chimique et d’antigènes spécifiques.
Il faut donc choisir les aliments selon le profil sanguin. Chacun a donc une liste d’aliments précis à éviter et à consommer.
– Ça marche car cela vous pousse à consommer des aliments auxquels vous n’êtes pas habitué. D’autres aliments sont interdits et s’ils font partie de ceux que vous consommiez en excès, et riches en calories, les éliminer vous fera maigrir. Ce régime serait en plus bénéfique pour la santé.
– Ça ne marche pas car le résultat est imprévisible. Vous pouvez ne pas maigrir. Les conclusions basées sur ces considérations scientifiques ne sont pas prouvées. De plus selon le groupe auquel vous appartenez, vous serez cantonné à manger toujours les mêmes aliments, car seul le groupe AB peut à peu près tout manger.
Les carences ou le manque de glucides peuvent faire baisser l’énergie.

La diète hyperprotéinée
En 1999, le concept de Nutrisystem propose de vous envoyer des repas hyperprotéines en sachet tout prêts. Il consiste à remplacer les aliments classiques par des sachets protéinés, en association avec des glucides à IG bas et des légumes. Il comprend plusieurs phases durant lesquelles on réintroduit progressivement les aliments.
– Ça marche car le résultat est rapide, surtout chez les personnes dont l’IMC est élevé. Les glucides et lipides sont exclus et  l’organisme puise dans ses réserves. L’apport calorique est faible et comme il y a beaucoup de protéines, la faim diminue. Il faut boire beaucoup d’eau pour ne pas fatiguer les reins.
– Ça ne marche pas car ce régime reste lassant et n’est pas recommandé à suivre sur le long terme (plus de 4 semaines). Le poids perdu est alors repris. Il est incompatible avec la pratique d’un sport et manque de fibres. Il est incompatible avec une vie sociale.

A suivre… Quatrième partie, les régimes des Années 2000.

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