La respiration en altitude nuit-elle aux performances ?

Altitude et performances

Contrairement à ce que l’on pense couramment, il n’y a pas moins d’oxygène en altitude qu’au  niveau de la mer, mais sa pression partielle change car la densité de l’air diminue avec l’altitude. C’est le même processus (mais inversé) qui entre en action lorsqu’on fait de la plongée sous marine avec l’azote et qui déclenche la narcose (ivresse des profondeurs). La densité de l’air étant plus faible, les alvéoles pulmonaires ont plus de difficulté à capter l’oxygène présent dans l’air. Pour compenser cette assimilation moins importante par les poumons, l’organisme doit augmenter le transport de ce gaz dans les tissus. Le transport de l’oxygène dans les tissus est assuré par les hématies (globules rouges), l’organisme va donc multiplier leur nombre pour assurer un niveau de saturation normal du sang en oxygène. Il faut environ 5 jours pour que ce processus se mette en place. Une fois revenu à une altitude inférieure, la densité de l’air augmente et les poumons retrouvent leur capacité à assimiler pleinement l’oxygène. Le nombre de globules rouges étant maintenu constant pendant quelques semaines après le séjour en altitude, l’approvisionnement des tissus en oxygène sera bien important et aura pour conséquence une synthèse de l’ATP nettement améliorée (composé responsable de la contraction musculaire). C’est pour cette raison que les sportifs de haut niveau se préparent en altitude avant des compétitions importantes, dans le but d’améliorer leurs performances. Certains acides aminés comme la L-Alanine jouent également un rôle important dans l’ATP, la contraction et l’endurance musculaire. L’association créatine et NO est également largement impliquée dans l’augmentation du flux sanguin, et les niveaux d’ATP.

Photo Pixabay.com

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