Julien Perrin, 2° Bodybuilding catégorie handisport


Compétition Top de Colmar


Interview de Julien par Chris de Fitadium

Fitadium : Faisons les présentations, qui êtes-vous ?
Julien : Bonjour, je m’appelle Julien Perrin , j’ai 23 ans, j’habite dans les Vosges et je suis atteint d’une scoliose montée jusqu’à 120 degrés après opération, je suis vers les 50 degrés.

F : Comment êtes-vous venu à la musculation ? A quel âge ?
J :
Vers 21 ans, j’accompagne deux amis à la salle de musculation , là-haut je rencontre Lucas Odemard devenu mon ami, ainsi que mon coach car il me lance dans la compétition.

F : Aujourd’hui quel est votre poids et votre taille ?
J : A l’heure actuelle, deux mois après ma compétition, je suis à 87 kilos pour 1 m 83. Je veux faire une prise de muscle sec, bon je me fais plaisir de temps en temps.

F : Quel genre de physique aviez-vous au départ ?
J :
Au départ, j’étais plutôt sec mais sans volume je faisais environ 75 kilos pour 1,83 m.

F : Qu’est-ce qui vous a fait accrocher sur un sport aussi exigeant ?
J :
Ce qui m’a fait accrocher à la musculation est le fait de voir mon dos visuellement s’améliorer.

F : Avez-vous pratiqué ou pratiquez-vous encore d’autres sports ?
J :
Avant, j’ai pratiqué beaucoup de VTT, sport que je reprendrai sûrement car cela me manque un peu .

F : Quel est votre principal objectif ?
J :
Quand mon prochain objectif sera réalisé, j’aimerais reparticiper au Top de Colmar et à d’autres compétitions avec un volume plus important que celui que j’ai présenté lors de ma dernière compétition.

Julien Perrin en bonne forme au Top de Colmar

F : Comment vous entrainez-vous ? Déroulez le menu de votre séance…
Du cardio ? un entrainement très spécifique ? de quel genre ?
J :
Je m’entraîne 5 fois par semaine, au début de séance, je me chauffe avec des poids légers faire monter le sang tranquillement, ensuite j’envoie du lourd et je finis par les exercices de finition, de préférence un exercice aux poulies . En période de sèche, j’accompagne ma séance par du cardio, à la fin de la séance.

F : Faites-vous des périodes de sèche ? de prise de masse ? expliquez-nous…
J :
Oui, je fais des périodes de prise de masse, je mange toujours « propre » mais de plus grosse quantités et j’envoie plus de glucides, mais en période de sèche, là où j’élimine ma matière grasse, mes quantités diminuent légèrement au fur et à mesure de l’approche de ma compétition et comme je l’ai dit, lors de mes entraînements, je rajoute du cardio à la fin .

F : Surveillez-vous toujours votre pourcentage de masse grasse ? Comment mesurez-vous vos performances ?
J :
Au long de l’année, je ne mesure pas mon taux de matière grasse, mon seul juge est le miroir, le regard de gens compétents, et le fameux mètre ruban pour mes mensurations.

F : Votre point de vue sur l’entrainement intensif ?
J :
Ce que je pense de l’entrainement intensif, il faut se surpasser à chaque répétition, mais savoir mettre du temps de repos approprié

F : Quels sont vos exercices préférés et ceux que vous n’aimez pas ?
J :
L’exercice que je préfère est la presse inclinée pour les jambes et il n’y a pas d’exercice que je n’aime pas, car chaque exercice me fait progresser.

F : Quels sont vos points forts ? De quoi êtes-vous le plus fier dans votre physique? Et vos points faibles ?
J :
Mes points forts sont les épaules et les abdos, mais je serai fier de mon physique quand je serai premier à une compétition importante. Mes points faibles sont les triceps et les pecs.

F : Quel type d’entrainement a donné pour vous les meilleurs résultats ?
J :
Pour moi, je n’ai aucun entraînement spécifique qui ne m’a pas donné de résultats, je varie souvent : le lourd, le léger, série longue, série courte, dégressive et progressive ce qui m’aide à « choquer le muscle ».

F : Préférez-vous l’entrainement avec haltères ou sur machines ?
J :
Je pratique souvent les exercices avec les haltères mais les exercices sur machine me sensibilisent plus le muscle concerné du fait qu’on est mieux positionné sur certaines machines.

F : Comment conciliez-vous votre travail avec la musculation ?
J :
C’est plutôt difficile vu que je travaille dans un métier plutôt physique où j’ai très peu de pauses, donc le choix des aliments est difficile, car il faut manger rapidement. Je m’entraîne tous les soirs après le travail donc la fatigue se fait ressentir souvent en fin de semaine.

F : Prenez-vous des suppléments ? lesquels et dans quel but ?
J : Oui je prends des compléments alimentaires, dans le but de compléter mon alimentation dèjà très stricte et de nourrir ma masse musculaire comme elle doit être nourrie pour progresser.

F : A quelles compétitions avez-vous participé ? Pourquoi ?
J :
J’ai participé à ma première compétition en mars 2015 au Top de Colmar où j’ai fini deuxième dans la catégorie handisport, je suis venu à la compétition lorsque Lucas Odemard m’a donné la motivation pour le faire et montrer à beaucoup de personnes que tout est possible.

 

L'étonnant avant après de Julien P grâce à la musculation

 

 

F : Quels sont vos athlètes de référence ?
J :
Mes athlètes de référence sont Phil Heath, Kai Greene, Thierry Métayer.

F : Quelle est votre position sur le dopage ?
J :
Ma position sur le dopage est que je n’aborderai pas le sujet, car chacun fait ce qu’il veut. Mais d’après moi, on peut prendre ce que l’on veut,  si l’alimentation et l’entraînement ne suivent pas, le résultat ne sera pas là…

F : Quel conseil perso donneriez-vous à un débutant ou à quelqu’un qui souhaite progresser radicalement ?
J :
Le conseil que je donnerais à un débutant ou quelqu’un qui veut progresser rapidement est qu’il apprenne à manger correctement et comme il le faut car comme le dit mon préparateur, « l’alimentation c’est la base ».

F : Quels sont vos projets ?
J : Mes projets sont de reparticiper à une ou plusieurs compétitions et de créer une masse musculaire assez importante pour avoir des arguments face à des adversaires de bon niveau. Et de réussir plusieurs projets professionnels qui me permettraient d’avoir une vie personnelle stable et de continuer la compétition.

F : Vous n’en avez jamais marre de la musculation ? Qu’est-ce qui vous motive pour continuer dans cette voie ?
J :
Par moment, j’ai l’impression que mon corps stagne ou est-ce réellement ? Mais je fais tout pour que cela n’arrive pas et j’essaie d’être mieux que les autres. Comme je l’ai dit dans les questions précédentes, voir mon dos s’améliorer me motive, ainsi que les gens qui m’entourent, qui ont été très importants lors de la préparation de mes compétitions.

F : Merci Julien
J :
J’espère avoir répondu à toutes vos questions, comme vous l’attendiez.

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