Taux de masse grasse, IMC, qu’en penser ?

Il existe plusieurs moyens plus ou moins fiables pour mesurer le taux de masse grasse. Les pratiquants de musculation les utilisent dans le cadre de leur programme pour atteindre un nouvel objectif ou pour éviter d’anéantir leurs efforts, notamment en période de fêtes. Toutefois, ces méthodes sont discutables et ne sont pas forcément plus efficaces que le contrôle visuel.

Première méthode : calcul de l’IMC
L’indice de masse corporelle IMC ou Indice de masse grasse IMG, est une formule mathématique un peu compliquée mesure la proportion de masse grasse, qui évalue surtout le tour de taille et le risque de mortalité lié à l’obésité.
La formule de Deurenberg, et al. :
IMG = (1,2 × IMC) + (0,23 × âge) – (10,8 × S*) – 5,4
*S est la valeur qui tient compte du sexe (=0 pour les femmes et =1 pour les hommes)

Le résultat est exprimé en %. C’est pourquoi on parle de pourcentage de masse grasse.
Elle tient compte de l’âge et du sexe car le taux de masse grasse est supérieur chez la femme et a tendance à augmenter avec l’âge quel que soit le sexe.
Elle n’est pas fiable pour les enfants ni les personnes âgées, mais pas non plus pour les athlètes qui ont une masse musculaire au-delà de la moyenne.
La moyenne de graisse chez les femmes est comprise entre 25% et 30%.
En dessous de 25%, on est considéré comme très mince. Or les femmes sportives ont bien souvent un IMC inférieur à 20%, compte tenu de leur masse musculaire.
Les mannequins que l’on voit dans les magazines ont un IMC largement inférieur à 20%, même s’il est interdit de faire défiler des mannequins en-dessous de 18,5 d’IMC depuis juillet 2010, il n’est pas rare de voir des filles très maigres.
La moyenne de graisse chez l’homme est de  15 à 20%.
Chez les sportifs les taux de masse grasse sont bien souvent inférieurs à 15%. Les sportifs d’endurance et les culturistes arrivent à faire descendre leur taux de masse grasse en-dessous des 10%, tout en ayant un physique dessiné et proportionné.
L’obésité est avérée au-delà de 30% chez la femme et 20% chez l’homme.
Elle sert surtout à mesurer le risque cardio-vasculaire lié à l’importance du tour de taille.

Deuxième méthode : La balance à impédancemètre
Très à la mode, ces balances sont appréciées des femmes, qui croient ainsi mieux maîtriser leur poids.
Le principe est basé sur l’eau  que contient le corps humain, qui est conducteur électrique. Un très faible courant imperceptible traverse le corps. La résistance rencontrée est due à la graisse et donne donc une quantité de masse grasse approximative.
Ces données ne sont pas très fiables car la quantité de graisse mesurée est essentiellement celle du bas du corps, et que la déshydratation peut jouer ou la taille des os également, dont cette balance ne tient pas tout à fait compte.

Troisième méthode : la mesure des plis cutanés
C’est l’une des plus fiables accessibles à tous. Elle est basée sur une sorte de pince-compas appelé « caliper », qui mesure les plis de peau à des endroits déterminés. L’ensemble des mesures de ces plis adipeux, additionnés et calculés selon une formule tenant compte du sexe, donnent un taux de graisse relativement fiable. La valeur de ce calcul dépend aussi de la réalité des résultats, si on ne triche pas et qu’on mesure précisément. Les contraintes sont nombreuses : mesure toujours par la même personne, du même côté, à 4 endroits très précis. Cependant là aussi d’autres critères influent sur la masse grasse comme l’âge, le sexe et l’origine ethnique.
Formule de Carter
H : %MG = (somme des six plis × 0,1051) + 2,585.
F : %MG = (somme des six plis × 0,1548) + 3,58.

Autres méthodes :
D’un point de vue plus scientifique, on mesure la masse grasse du corps humain par densité hydrostatique, par rayon X ou résonance magnétique nucléaire, mais ces techniques sont délicates à mettre en place et pas accessibles au plus grand nombre.

Pour conclure, ces méthodes donnent des indications qui aident à se surveiller, mais ne remplacent pas le coup d’œil critique dans le miroir. La recherche de masse grasse ne doit pas devenir obsessionnelle et la plupart de ceux qui ont un corps musclé ne s’en soucient pas plus que ça, faisant confiance à leur entrainement et à leur jugement.

Source Wikipédia, doctissimo, irbms.com. Photo harpenden-skinfold.com

 

 

 

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