Faut-il vraiment choisir entre sexe et performance ?

Sexe et entrainement sont-ils compatibles

Le sexe affecte-t-il l’entrainement ?

De grands champions sont réputés pour faire abstinence dans les jours voire les semaines qui précèdent la compétition. C’est le cas de sportifs de légende qui s’abstenait avant les grands matchs comme Mohamed Ali (faisant ceinture jusqu’à 6 semaines !) et des champions de football américain aux US, qui ont explosé en championnat et fait gagner des points à leur équipe. Est-ce à cause de leur vie rangée ? Pas sûr… des joueurs frustrés sexuellement sont-ils plus performants ?

C’est un sujet complexe et controversé. Il y a plusieurs facteurs qui entrent en jeu outre les données physiologiques et hormonales, on ne peut pas oublier les raisons psychologiques et morales. Si on en croit les recherches, il y a peu de différence de performance que l’on soit ou non abstinent. Si on mesure les performances sur tapis roulant, celles-ci sont identiques qu’il y ait eu ou non rapport sexuel la veille. Pourtant les entraineurs et les athlètes restent persuadés qu’une période d’abstinence est toujours bénéfique.

 

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Il est vrai que des niveaux élevés de testostérone sont liés à une meilleure performance, ce qui peut influencer la vitesse de course ou l’agressivité et permettre d’être un meilleur compétiteur.

C’est pourquoi il vaut mieux éviter ce qui pourrait la diminuer. Mais le sexe en fait-il partie ?

La science n’en est pas certaine ! Le fait d’avoir des rapports sexuels réguliers permet au contraire de maintenir des taux de testostérone élevés. Une étude publiée dans le World Journal of Urology  a toutefois constaté que les hommes avaient des niveaux plus élevés de testostérone après 3 semaines d’abstinence. Selon une autre étude chinoise, après une semaine sans éjaculation, les taux de testostérone restaient constants puis connaissaient un pic le 7° jour avant de s’effondrer… Qui croire ?

On peut se douter, sans convoquer la science, que le sexe détend et qu’une baisse d’énergie, d’agressivité et de puissance pourrait en être la conséquence, du fait de la testostérone en berne. Mais c’est  supposer que la testostérone ne s’use que si l’on s’en sert. Or le corps en période d’abstinence en produirait de moins en moins, n’ayant que faire de cet excédent…

Cela dépend du sport. Certains nécessitent une grande concentration et une relaxation pour plus de précision : le golf, le tennis, le basket, le tir en font partie…

Avoir une relation sexuelle la veille pourrait favoriser ce climat de détente. En revanche les sports de lutte au corps à corps, le rugby, le football américain, la boxe et sports de combat pourraient tirer avantage d’une abstinence favorisant l’agressivité et l’adrénaline et donc la performance.

Les coureurs de fond, et sportifs d’endurance ont déjà un taux de cortisol élevé qui amoindrit leur taux de testostérone, ils doivent donc s’économiser en zappant le sexe.

Un autre facteur dirait que cela dépend de la partenaire, c’est la chasse qui épuise et pas une fois que la partenaire est dans votre lit, donc une relation sexuelle avec votre régulière ne sera pas aussi mobilisatrice d’énergie qu’une nouvelle conquête.

Finalement, il se pourrait que le sexe la veille de la compétition ne soit pas une si mauvaise chose ; par contre le jour même, dans les heures qui précèdent l’épreuve, c’est déconseillé, car cela va avoir des répercussions sur le rythme cardiaque et le temps de récupération va chevaucher celui de l’épreuve, diminuant la concentration et l’énergie.

La plupart des athlètes préoccupés par leur épreuve ont tendance à faire abstraction du sexe 48 h avant, mais cela vaut surtout pour l’effet psychologique. S’ils pensent que cela va leur donner du pouvoir, cela les aidera, cela fait partir de leur rituel de préparation.

Si vous avez une envie irrépressible, laissez-vous tenter et juste après pour stimuler les hormones, faites une petite séance d’entrainement avec des charges moyennes pour stimuler la force, des mouvements explosifs comme des squats sautés, un soulevé de terre rapide, du développé couché à un rythme soutenu, ou encore un entrainement pliométrique. Quelques séries bien senties vont rebooster la testostérone et redynamiser le système nerveux.

Prenez également une collation de protéines avec quelques fruits secs en association pour refaire vos niveaux d’énergie et éviter tout catabolisme, surtout si vous vous êtes beaucoup dépensé…

Le mieux dans le doute est de laisser libre cours à vos envies et fantasmes à la 3° mi-temps ou autrement dit après la séance ou la compétition… c’est le moment idéal pour optimiser la réponse hormonale post-entrainement et faire une bonne récup’ en joignant l’utile à l’agréable.

Source mensfitness. Photo Shutterstock.com/Marina Svetlova

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