Stratégie gagnante pour vos muscles : booster la testostérone


Nick vous livre une stratégie 100% naturelle  pour augmenter considérablement votre croissance musculaire !!!! Ou comment recréer un environnement hormonal approchant celui du dopage grâce à des stratégies nutritionnelles et biomécaniques.

Quand nous avons débuté la musculation, nous avions tous un exemple de bodybuilder professionnel, plus ou moins développé, auquel nous avons renoncé à ressembler. La principale raison de ce renoncement est le recours à l’utilisation de molécules chimiques dopantes. Et c’est très bien ainsi car peu d’entre nous avons l’ambition de concourir à un niveau national et international et encore moins les dispositions génétiques pour y arriver.

Toutefois, en 15 ans de carrière, je constate depuis environ 3 ans que beaucoup d’amateurs (et souvent des débutants) souhaitent avoir recours au dopage pour modifier leur apparence physique. Il est vrai que l’information concernant « la chimie » se développe de plus en plus, notamment via internet, mais cette information n’est pas impartiale et ne présente que les bénéfices de ces substance en oubliant d’évoquer toutes les conséquences néfastes à la santé.

Les professionnels qui utilisent ces produits pharmaceutiques s’exposent en connaissance de cause à certaines maladies et le font en étant suivis par un médecin et un préparateur physique expérimenté et hautement diplômé, ce qui est très rarement le cas pour des amateurs même confirmés ! Si vous ne réunissez pas ces conditions et que votre carrière ne dépend pas de quelques kilos de muscles supplémentaires, oubliez tout simplement d’avoir recours aux anabolisants stéroïdiens, hormones de croissance et autres molécules chimiques dédiées à la performance ! Il y a toujours des conséquences à leur utilisation qui va de la perturbation hormonale (impuissance, réduction testiculaire temporaire voir permanente, effondrement de la masse musculaire à l’arrêt …) jusqu’à l’apparition de cancers et maladies métaboliques irréversibles (hypothyroïdie, diabète, nécrose du foie) et mort !

Mais je vous rassure, on peut aller très loin dans le développement musculaire et ce de manière 100% naturelle en créant un environnement hormonal et anabolique endogène mimant modérément celui des anabolisants de synthèse. Comment ? Grâce à la science, la nutrition, la supplémentation et l’entrainement.
Vous n’obtiendrez pas les résultats d’un athlète international qui s’injecte 30 à 40 fois la quantité d’hormones que produit un homme normal mais vous dépasserez les limites auxquelles vous êtes confronté et atteindrez un objectif que vous pensiez illusoire. Il est possible, en adoptant une stratégie stricte, d’obtenir les mêmes résultats qu’avec des anabolisants « doux » en un peu plus de temps !

Anabolisme et catabolisme

Mais avant de développer cette stratégie dans ses détails, revenons aux fondamentaux du développement de l’organisme. Deux phénomènes s’opposent continuellement dans l’organisme et sont responsables de l’équilibre (homéostasie) nécessaire à la vie. Il s’agit de l’ANABOLISME (action par laquelle notre organisme transforme des structures simples comme les acides aminés en structures complexes comme les fibres musculaires) et du CATABOLISME (action par laquelle l’organisme transforme des structures complexes comme le muscle en structures simples comme le glucose), ANABOLISME + CATABOLISME = METABOLISME. L’anabolisme et le catabolisme interviennent sous l’action d’hormones et pour répondre à un besoin de l’organisme. Le catabolisme intervient souvent en situation de stress (cortisol) et va transformer les protéines musculaires pour augmenter le taux de glucose dans le sang afin de mobiliser les réserves énergétiques de l’organisme et ses capacités de réactions face au stress (exemple courir face à un danger).
Le culturisme exige que l’anabolisme soit supérieur au catabolisme, les principaux acteurs étant les hormones stéroïdiennes, l’hormone de croissance, l’IGF1 et l’insuline.
La testostérone a deux actions principales : une action anabolisante en permettant une plus grande synthèse des protéines, l’autre androgénique (force, caractéristiques masculines, libido …).
L’hormone de croissance a essentiellement une action anabolisante en permettant la multiplication des cellules et lipolitique (destruction des graisses).
L’IGF1 produite par le foie par la métabolisation de l’hormone de croissance et de l’insuline, est le facteur de croissance par définition et surpasse toutes les autres hormones.
Enfin l’insuline, anabolisante dans certaines situations (transport des acides aminés, du glucose et de la créatine aux muscles) peut aussi être votre pire ennemie dans certaines autres (elle est responsable du stockage énergétique sous forme de graisses).
Chacune de ces hormones va induire individuellement une réaction anabolique en augmentant la capacité de l’organisme à maintenir un niveau d’azote important dans l’organisme. Un niveau d’azote suffisant (bilan azoté positif) est garant d’une synthèse des protéines optimale (si le taux d’azote est bas, l’organisme perd sa capacité à construire de nouveaux tissus). Mais plus que l’action individuelle des hormones, c’est la synergie entre elles qui est importante. Une action simultanée des hormones à un faible dosage et 3 fois plus anabolisante qu’un pic maximal d’une de ces hormones. C’est d’ailleurs, à ce titre que les culturistes professionnels s’injectent par cycles un mélange de ces 4 hormones.

Quelle stratégie faut-il mettre en place ?

Booster la testostérone
L’entrainement, même si ce n’est pas l’élément le plus important, est l’étincelle qui va permettre de développer la masse musculaire. Pour favoriser la sécrétion de testostérone, toutes les études prouvent la supériorité de l’exercice anaérobique (effort très intense et de courte durée qui ne nécessite que très peu d’oxygène pour la contraction musculaire) sur l’effort aérobique. Utiliser des charges lourdes est donc indispensable pour construire du muscle, sur des séries courtes de 8 à 10 répétitions. Les études montrent également que lorsque l’effort dépasse 1 heure, le stress engendré libère du cortisol (je reviendrais plus loin sur le mécanisme particulier du cortisol) qui effondre le taux de testostérone. Votre entrainement doit être inférieur ou égal à une heure pour stimuler la production de testostérone. Autre paramètre important, que les études scientifiques mettent en avant, c’est que les exercices mettant en œuvre plusieurs articulations favorisaient une réponse hormonale (testostérone) maximale. Privilégiez donc les exercices comme le développé-couché, les squats, le soulevé de terre, les curls à la barre ou les développés épaules …
La nutrition (compléments alimentaires inclus) est un des facteurs principal ! Une diète riche en protéines de bonne qualité maintient un taux de testostérone important et stimule sa production. Non seulement les protéines sont le matériau de construction du tissu musculaire, mais elles soutiennent également l’équilibre hormonal. Un apport allant de 2,5 à 4g de protéines par kilo de poids de corps est donc nécessaire si vous voulez développer votre masse musculaire.
En résumé pour stimuler la testostérone : Choisissez 3 ou 4 exercices par muscles dont 2 poly-articulaires, faites des séries lourdes de 8 répétitions, limitez votre entrainement à 1 heure maximum et consommez suffisamment de protéines de qualité.

Booster L’hormone de croissance
Les entrainements stimulant la production d’hormone de croissance doivent produire une grande quantité d’acide lactique. En effet un des rôles de la GH dans l’organisme consiste à maintenir un PH neutre, la détection d’une quantité trop importante d’acide va déclencher la sécrétion de GH. Pour produire de l’acide lactique, il faut augmenter le temps de contraction du muscle en intégrant des techniques telles que le dégressif, les supersets ou trisets, la contraction continue et des temps de repos faibles (1 min). Le meilleur signal vous indiquant que vous êtes sur la bonne voie est la brûlure musculaire.
La stratégie alimentaire consistera à éviter au maximum les pics d’insuline. L’insuline inhibe temporairement la sécrétion de GH, la consommation de sucres dits « rapides » nuira à une optimisation de l’anabolisme. Les périodes ou l’hormone de croissance est à son maximum sont lorsque votre taux de glucose sanguin est bas et pendant le sommeil profond, on privilégiera donc un entrainement le matin à jeun.

Booster l’IGF1
Les conclusions des études en biomécanique montrent que l’étirement d’un muscle avec des charges additionnelles élève la concentration d’IGF1 dans les tissus musculaires, induisant un phénomène d’hyperplasie (multiplication des cellules). Les exercices imposant un étirement du muscle comme l’écarté couché ou les développés haltères, élévations latérales inclinées, le curl pupitre ou encore le hack squat seront à inclure comme exercice de fin de séance.
Les protéines de lactosérum (Whey et Whey isolate) ont démontré leur capacité à élever le taux d’IGF1 (C’est pour que le nourrisson grandisse que le lait stimule la production d’IGF1). Une prise de Whey juste après l’entrainement est donc une partie intégrante de votre développement musculaire.

Booster l’insuline
Nous abordons ici le facteur de croissance le plus difficile à manipuler. En effet, pas assez d’insuline au bon moment réduira à néant vos efforts et trop d’insuline au mauvais moment ne fera que vous rendre gras ! Seul un strict respect de la stratégie alimentaire vous permettra d’utiliser à bon escient le pic d’insuline. L’insuline étant néfaste à la bonne production de GH, le seul pic d’insuline nécessaire est celui qui suit l’entrainement et qui va servir à transporter les acides aminés et le glucose aux muscles. Le muscle ayant un besoin impérieux en acides aminés pour réparer le tissu musculaire, une dose de glucides à indice glycémique élevé et une dose de whey devront être pris dans les 40 min qui suivent la dernière série. C’est l’unique moment ou un culturiste a besoin de glucides à IG élevé, les autres apports ne feront que diminuer la masse musculaire et augmenter la masse grasse.

Diminuer la production de Cortisol
Le cortisol est une hormone cortico-surrénale qui est sécrété lors d’un stress, qu’il soit physique, psychologique ou émotionnel. Le cortisol a une action de préparation de l’organisme face à un danger (conséquence du stress), à réduire une inflammation ou encore de déclencher des processus anti-douleur. Pour préparer le corps à réagir à une agression, le cortisol va induire le mécanisme de catabolisme (il va détruire des structures complexes pour former des structures simples) en faisant passer une grande quantité de glucose dans le sang produite à partir des protéines musculaires. Toutes les études prouvent que le cortisol détruit avec une facilité étonnante tout ce que les hormones anabolisantes ont construit. Pour limiter la production de cortisol pendant l’exercice musculaire, consommez une boisson contenant des glucides. Autant vous dire qu’un état de stress mal géré anéantira tous vos progrès en terme de masse musculaire et ce, même si vous vous injectez toutes les hormones possibles. Avant d’élaborer une stratégie de développement commencez par apprendre à bien dormir (importance du GABA), à vous relaxer (musique, méditation, relaxation) et à gérer le stress. Beaucoup d’athlètes négligent ce dernier facteur, n’accordant qu’un caractère anecdotique à la gestion du stress, et limitent gravement leurs progrès.

En conclusion : Entrainez-vous avec intensité (techniques d’intensité, charges lourdes) avec un maximum de 12 séries pour un petit muscle et 16 pour un gros, intégrez deux exercices de base et un exercice favorisant l’étirement du muscle et limitez vos séances à une heure maximum. Utilisez de la whey protéine juste après votre entrainement et prenez 6 repas (collations comprises) par jour, vous apportant à chacun d’entre eux des protéines de qualité. Et pensez aux suppléments qui vont soutenir votre système hormonal : GABA pour la GH, booster de testo, Whey pour l’IGF1 et Sulfate de Vanadyl pour réguler les pics d’insuline.
Vous avez maintenant les clés de votre développement musculaire, moins rapide et moins impressionnants qu’avec la chimie, mais plus durables et surtout plus sains.

Photo enviro2b, blog.fysiki.com

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