Chasseur de fauves ou employé de bureau, même dépense énergétique?

Le chasseur dépense des calories

On accuse souvent le mode de vie sédentaire de provoquer l’obésité du peuple occidental. Cependant ces données semblent bouleverser nos certitudes. En effet, la dépense énergétique d’un chasseur de fauves ne serait pas différente de celle d’un employé de bureau.

La différence serait plus visible en termes de masse grasse. Le physique très maigre des Hadza contrasterait avec l’alimentation très riche des occidentaux (surtout la qualité de l’alimentation).
Les Hadza sont issus de tribus de chasseurs-cueilleurs. Leur niveau d’activité physique est donc en théorie supérieur à celui d’un occidental sédentaire.
Toutefois un occidental dépenserait autant de calories malgré un mode de vie sédentaire. En 2015, près d’1 personne sur 3 dans le monde devrait être en surpoids, et 1 sur 10 pourrait être obèse. Ceci a non seulement des conséquences immédiates sur la santé, mais aussi sur l’apparition de maladies, comme
le cancer.
Un déséquilibre énergétique est souvent indiqué comme étant la cause de l’obésité (moins de dépenses caloriques que de calories absorbées). Si la cause n’est pas l’absence de niveau d’activité, il va sans dire qu’elle se trouve sans doute du côté de la qualité de l’alimentation.
Tandis que chez les Hadza, 95% des calories de leur alimentation proviennent de plantes sauvages, tubercules, baies, fruits et miel, notre alimentation est à forte densité énergétique et notamment les aliments transformés riches en fructose et sucres simples faciles à assimiler qui augmentent l’appétit, et le stockage des graisses.
Leur mode de vie étant bien plus actif que le nôtre, on pourrait penser qu’ils dépenseraient bien plus d’énergie pour les tâches quotidiennes. Le niveau d’activité physique mesuré a été sensiblement identique, bien que les Hadza aient un pourcentage de graisse corporelle inférieur, la dépense énergétique s’est révélée équivalente. Pour conclure, cette différence spectaculaire de style de vie n’influe pas sur la dépense énergétique quotidienne totale. Même si bien évidemment la qualité de l’alimentation et la pratique d’une activité physique restent essentielles.

Source :
Pontzer H, Raichlen DA, Wood BM, Mabulla AZP, Racette SB, et al. (2012) Hunter-Gatherer Energetics and Human Obesity. PLoS ONE 7(7): e40503. doi:10.1371/journal.pone.0040503. Image Jeanvilarsciences.free.fr

 

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