L’excès de graisses nuit au cerveau et à la masse musculaire !

Un régime alimentaire riche en graisses aurait une influence néfaste sur le cerveau d’après une étude récente réalisée sur des souris par les chercheurs de l’Université de Louisiane. Cette étude va au-delà des risques d’AVC et de maladies cardio-vasculaires largement démontrées car un régime riche en graisses modifierait le microbiote intestinal et serait corrélé à des troubles de l’anxiété et de la mémoire. Cela prouve qu’il existe également une inflammation dans le cerveau, liée à ces mêmes modifications du microbiote, capable de provoquer des sautes d’humeur et des modifications du comportement, voire certains troubles neurologiques.

 

Un repas riche en graisses a des conséquences

En comparant les souris ayant reçu soit une greffe de microbiote (bactéries contenues dans l’intestin)  de souris soumises au régime normal, soit de souris recevant un régime riche en graisses, les chercheurs ont remarqué que la relation de symbiose entre l’hôte et sont microbiome est perturbée et peut modifier le fonctionnement du cerveau à cause de la présence de certaines bactéries.

Par ailleurs,  une autre étude de l’Inserm, réalisée chez des sujets obèses et diabétiques, prouve que l’accumulation de graisse, une fois métabolisée, pourrait causer une atrophie musculaire.

En mettant en présence en culture de laboratoire, des cellules adipeuses avec des cellules musculaires, les chercheurs ont constaté que les cellules musculaires s’en trouvaient altérées. Les gènes impliqués dans la fabrication des protéines servant à la contraction musculaire étant inhibés, la concentration de protéine pouvait diminuer de 50%. Ceci est d’autant plus vrai avec la graisse viscérale qu’avec la graisse sous cutanée, et donc la masse grasse située dans l’abdomen secrèterait des molécules facteurs d’inflammation capables de provoquer une atrophie des muscles, d’où l’importance de ne pas négliger l’activité physique pour tenter de compenser cette perte de masse musculaire.

La graisse est donc doublement à éviter à la fois, en amont, dans le régime alimentaire et, une fois métabolisée  il faut tout faire pour en stocker le moins possible, ou tenter de la déloger !

Source: Biological Psychiatry April 1, 2015 doi: 10.1016/j.biopsych.2014. 07.012 Obese-type Gut Microbiota induce neurobehavioral changes in the absence of obesity. V. Pellegrinelli et coll. Human adipocytes induce inflammation and atrophy in muscle cells during obesity.  Diabetes, édition en ligne du 18 février 2015. Photo Shutterstock.com/alexkatkov

Share Button
(4 votes, Moyenne: 1,50/5)
Loading...

Ecrire un commentaire