Rester en mouvement est essentiel !

L’activité physique est certes un plus pour la santé, mais au-delà de ça, les études montrent que bouger, même un minimum, est indispensable et peut changer la donne.

Les personnes sédentaires ou inactives ont plus de risque de développer un diabète et ce, indépendamment de leur nourriture ou de leur surpoids. Partant de ce constat, les scientifiques ont convaincu de jeunes adultes de diminuer leurs déplacements physiques et donc leur activité afin de calculer l’incidence de cette paresse. Le but était de déterminer si cette diminution de l’activité pouvait influencer la glycémie. Or on sait que les pics de glycémie sont liés au développement de maladies cardio-vasculaires et de diabète.
L‘étude publiée ce mois-ci dans Medicine & Science in Sports & Exercise, a vérifié leur taux de glycémie tout au long de la journée, à l’aide d’appareils de mesure très précis, ainsi que le nombre de pas effectués, tout en tenant un journal alimentaire.
Ainsi équipés, ils ont été encouragés par les chercheurs de l’Université du Missouri, à conserver leurs habitudes pendant 3 jours, qui consistait à faire plus de 10.000 pas par jour, ce qui correspondant environ à 30 mn d’activité. Ensuite, on leur a demandé de réduire de moitié leur activité, de façon à faire moins de 5000 pas par jour. Ils ont arrêté leur exercice quotidien et ont pris l’ascenseur, ont déjeuné sur place…, ont évité tout déplacement, ce qui a fait tomber leur activité quotidienne à 3 mn en moyenne.
Le taux de sucre dans le sang a augmenté de façon significative après les repas, durant ces jours de faible activité, avec des pics à +26% par rapport aux périodes d’exercice. Ces changements dans la glycémie sont intervenus tout de suite, selon le Dr Thyfault, avant même toute évolution de la condition physique ou de l’accumulation des graisses due à la baisse d’activité.
On remarque donc que l’arrêt de l’activité physique est suivie d’effets immédiats sur la glycémie, puisque les muscles utilisent moins de carburant, en étant moins sollicités. Ce n’est pas très grave si l’arrêt de l’activité n’est que temporaire, car la reprise du sport régule ces pics de façon naturelle. Par contre, si l’inactivité devient une habitude, il est clair que les maladies chroniques ont plus de chances de s’installer, même si le poids de la personne ou son régime n’est pas critique.
Si on est forcé de faire un break sportif pour cause de blessure, une des solutions consiste à bouger le plus possible au cours de la journée, se déplacer sous tous les prétextes possibles, même courir sur place ou, marcher de long en large dans le bureau !

Source Well.blogs.nytimes.com

 

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