Le soda mauvais pour les ados

On entend chaque jour critiquer l’impact des boissons sucrées chez les jeunes. Mais cette critique est-elle fondée ?

C’est pourquoi des chercheurs ont étudié l’effet des sodas sur 1200 adolescents australiens âges de 14 ans, incluant un groupe de filles et de garçons en proportions égales. On a mesuré leurs apports nutritionnels, l’évolution de leur consommation et leur facteur de risque cardio-vasculaire à deux reprises, à 14 ans puis à 17 ans.

Les ados, gros consommateurs de sodas

Pour cela, les jeunes ont répondu à un questionnaire précisant la quantité et la fréquence de consommation de boisson sucrées. Les sodas, sirops, jus concentrés et boissons à base de fruits, excluant fruits sans sucre ajouté et boissons aux édulcorants entraient tous dans cette catégorie.
Par ailleurs, on a relevé certaines données métaboliques comme l’IMC (indice de masse corporelle), le tour de taille, la pression artérielle, le taux de cholestérol, la glycémie et l’insuline, ainsi que l’endurance sur un ergomètre. On a également tenu compte du stade pubertaire et du niveau socio-économique de la famille.

Les chercheurs ont classifié en 3 niveaux la consommation de boissons sucrées:
•     0ml/jour à 130ml/jour,
•    130ml/jour à 329ml/jour,
•     331ml/jour à 2876ml/jour.

Un risque santé multiplié par les boissons sucrées

89% des ados consommaient 1,3 verre en moyenne soit 335ml/jour.
Un certain nombre de filles consommant 130ml par jour à 14 ans est passé à 300ml à 17 ans. Chez elles, le risque d’obésité ou de surpoids a été multiplié par 5. Par ailleurs, l’IMC et le tour de taille ont augmenté de 4% et le risque cardio vasculaire a été multiplié par 3. Ceci étant établi par comparaison avec le groupe de filles resté à une consommation moyenne de 130 ml/jour.
Chez les garçons, les observations ont montré des résultats quelque peu différents : le tour de taille a augmenté de 2%. Mais le fait de consommer + de 330ml de boissons sucrées a augmenté de 11% le taux de triglycérides à jeun et a diminué le taux de HDL (bon cholestérol) de 5%.
Une consommation plus élevée de boissons sucrées concernait davantage les foyers modestes dont les mères étaient moins éduquées. La preuve que la prévention anti-soda commence donc dès le plus jeune âge et l’école.

Aviez-vous remarqué que soda est l’anagramme d’ado ?

Source Ambrosini G L, Oddy W H, Chi Huang R et col. (2013) Prospective associations between sugar-sweetened beverage intakes and cardiometabolic risk factors in adolescents, American  Journal of Clinical Nutrition; 98:327-34. photo lifefitstrong.com

 

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