Toutes les calories se valent-elles ?

Les aliments ne se valent pas en termes de calories et de bienfaits
Une calorie est une unité d’énergie utilisée en diététique pour mesurer la valeur énergétique des aliments.

Pour perdre du poids, il faut en théorie être en déficit calorique, c’est-à-dire, en dépenser plus qu’on n’en consomme, c’est un calcul très simple et pourtant celles et ceux qui cherchent à perdre du poids n’y arrivent pas, c’est donc que la mécanique est plus complexe que cela et qu’il ne suffit pas de compter et de réduire les calories pour réussir à maigrir.

Un équilibre difficile à trouver

Une alimentation équilibrée doit se composer de glucides, lipides et protéines réparties de la bonne façon. Or 1 g de protéines et de glucides valent 4 calories, alors qu’1 g de lipides vaut 9 calories. La logique vaudrait donc d’éliminer les lipides trop riches en calories. Sauf qu’on en a besoin, c’est nécessaire à bon nombre de fonctions métaboliques au niveau de chacune de nos cellules. La recommandation pour un adulte est de 58% de glucides, 30% de lipides et 12% de protéines. Mais quand on cherche à perdre du poids, la répartition est parfois bien différente. Dans le cadre d’une sèche en musculation, il faut privilégier les protéines dans le calcul en commençant par les intégrer à notre menu à hauteur de 55 à 60% du total, et ensuite répartir le reste au mieux, avec les proportions restantes, 30% de glucides et 10% de lipides.

Des différences de métabolisation

Les glucides apporteront de l’énergie au moment de votre entrainement et seront donc à utiliser principalement autour de ces périodes de la journée pour éviter tout stockage. Les protéines sont la principale nourriture du muscle, le corps les utilise pour entretenir et réparer les muscles, les organes et les tissus. Les graisses quant à elles, permettent l’absorption de certaines vitamines et protègent les cellules de nos organes. Le corps les métabolise de façon différente, c’est pourquoi les calories issues de sucres, ne valent pas celles issues des graisses, ni celles issues des protéines.

De plus les sucres simples provoquent un pic d’insuline, alors que les sucres complexes l’élèvent plus progressivement; or on sait que l’insuline va favoriser le stockage des calories dasn les cellules graisseuses. Pour les graisses, c’est encore plus compliqué, car les oméga 3 ou les oméga 6 par exemple sont intéressants, alors que les acides gras trans sont les pires qui soient.

Des différences d’assimilation

De plus, comme nous avons chacun un métabolisme différent, il existe encore des variations à ce niveau-là pour absorber  ou brûler les calories qui n’auront pas toutes le même effet.

C’est comme si vous mettiez de l’essence de qualité dans une mauvaise voiture avec un moteur sans rendement, ce serait du gaspillage. Le nombre et la répartition des calories est  plus ou moins efficaces selon qu’il s’agit d’un corps de sportif en bonne santé ou d’une personne sédentaire, c’est pourquoi les calories issues de glucides seront utilisées et brûlées si vous faites du sport, et au contraire stockées si vous ne faites rien. Le choix et la répartition de vos calories seront donc super importants si vous avez un objectif précis et suivez un plan d’entrainement en plus de votre programme alimentaire.

Des différences de qualité

Idéalement, il ne faudrait pas faire de régime, il faudrait se contenter  de manger à sa faim, de façon variée, sans excès, ni gourmandise, pour être ne bonne santé, mais ça ne marche pas comme ça. Qu’est-ce qui fait qu’on se ressert ? Notre métabolisme n’a pas besoin de cette portion de plus, mais vous en avez envie. Si c’est une fois, pas de souci, votre métabolisme saura le gérer, mais si ça devient récurrent, ça va finir par entrainer un stockage du superflu sous forme de graisse.

On croit souvent que les aliments pauvres en calories ne font pas grossir, mais ça ne veut pas dire grand-chose, car un aliment en lui-même ne fait pas plus grossir ou maigrir qu’un autre, ce qui pose problème, c’est si on le consomme en trop grande quantité surtout si on ne se dépense pas physiquement. Mais à calories égales pour 100g de produit, certains apportent plus de nutriments importants et moins de « déchets ». Par exemple un beignet et un blanc de poulet peuvent apporter le même nombre de calories mais alors qu’un vous apportera des sucres et des graisses, le deuxième vous apportera principalement des protéines.

Selon la puissance du métabolisme

Notre corps est capable de transformer des aliments en nutriments : glucides, lipides, protides, (c’est le catabolisme) qui vont faire vivre notre organisme et participer à sa construction ou sa régénération en synthétisant les divers éléments (anabolisme).

Une activité physique élève le métabolisme, mais le fait de manger aussi, car la digestion des aliments mobilise de l’énergie, d’autant plus avec les protéines qui sont les plus lentes à dégrader et à assimiler et qui sont rassasiantes.

Les plus rapidement assimilés sont les sucres qui passent dans le sang quasi directement. Mais si ce sont des glucides complexes comme le riz le pain les pommes de terre, l’assimilation sera plus lente et l’énergie dépensée pour les décomposer en nutriments plus importante. A calories équivalentes 100 calories de protéines fera moins grossir que 100 calories de sucres ou de graisses, puisque l’énergie mobilisée pour la digestion pour les convertir en nutriments variera du simple au double entre les lipides et les glucides et pourra être multipliée par 5 ou 6 pour les protéines. Au final vous absorberez moins de calories avec des protéines.

Le corps a aussi besoin d’énergie pour alimenter les organes et assurer les fonctions vitales, respiration, cœur, cerveau… maintien de la température corporelle, la digestion, les mouvements les plus simples comme les battements de paupière, les réflexes. Tout cela nécessite et mobilise de l’énergie, sans qu’on en ait conscience, c’est ce qu’on appelle le métabolisme basal.

Si les calories sont égales au départ, 100 kcal = 100 kcal (comme un kilo de plume pèse aussi lourd qu’un kilo de plomb), elles ne le sont pas à l’arrivée, car notre corps les traite de différentes façons. On peut donc dire que toutes les calories ne se valent pas et que leur impact sur notre organisme ne sera pas le même.

Source huffingtonpost.com, Photo Shutterstock.com/Sebastian Duda

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