Génétiquement programmé pour bruler les graisses ?

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L’obésité serait en grande partie génétique, selon les conclusions de ces études menées par GIANT-Genetic Investigation of Anthropometrics Traits, (un consortium constitué de plus de 400 scientifiques) à grande échelle sur 250.000 sujets, publiées dans Nature Genetics.
De la même façon, les zones de répartition des graisses seraient partiellement, génétiquement programmées selon les individus.
Cela pourrait expliquer pourquoi des personnes seraient plus ou moins susceptibles de développer une obésité, alors que d’autres ne faisant pas de sport et ne surveillant pas leur alimentation, ne prennent pas de poids.
L’IMC de ces personnes a été mesuré et comparé et des gènes ont été identifiés comme associés à l’obésité ou bien à la distribution de graisses dans le corps. Chez certains sujets, un IMC élevé (Indice de masse corporelle) était associé à plus de 38 variantes génétiques et leur poids était plus élevé de 7 à 12 kg par rapport à l’autre groupe de comparaison. Même si d’autres facteurs environnementaux et comportementaux peuvent déterminer le poids global, la combinaison de ces facteurs génétiques permettrait de prédire plus sûrement la tendance à l’obésité des individus.
Menée conjointement avec d’autres études portant sur la distribution des graisses, celles-ci ont montré que des gènes influencent les mécanismes qui déterminent les zones spécifiques de stockage de graisses.
Le stockage des graisses dans l’abdomen est lié au diabète et aux maladies cardio-vasculaires alors que le stockage dans le bas du corps n’a pas d’incidence sur ces maladies (c’est pourquoi les femmes, qui ont tendance à stocker aux hanches et cuisses sont en général plus protégées de ces maladies).
Les mécanismes qui affectent la distribution des graisses dépendant eux-mêmes de gènes qui régulent le cholestérol, les triglycérides, l’insuline et la résistance à l’insuline, et peuvent déclencher des maladies métaboliques.
En découvrant les mécanismes de ces gènes, les chercheurs espèrent en apprendre davantage pour maîtriser les processus biologiques qui déterminent ces risques et faciliter la perte de poids.

 

Encore une inégalité que la politique sociale aura bien du mal à réduire !

Source Bodyscience.fr, Photo Shutterstock.com/Monkey Business Images

 

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