Comment profiter au mieux de l’effet des boosters hormonaux ?

Musculation et testostérone

L’année dernière, à la même époque, nous avions publié un article sur les controverses entourant les booster de testostérone. Depuis, de nouvelles molécules ont fait leur apparition. Nous avons donc décidé de faire à nouveau le point sur ces suppléments spécifiques. On distingue deux types de molécules. Celles qui permettent d’élever le taux de testostérone totale et celles qui ciblent la testostérone libre. Faisons un rapide rappel sur le mécanisme hormonal de la testostérone

Testostérone totale et libre

La testostérone totale circule dans l’organisme étant liée à une glycoprotéine (SHBG) ou à une molécule d’albumine sérique. Ces molécules de transport modifient la nature de la testostérone circulante (DHT, aromatase …). La testostérone liée à la SHBG devient inactive pour l’anabolisme. Or seule celle qui n’est pas liée (d’où son appellation de testostérone libre) ou faiblement liée à une molécule d’albumine (testostérone bio disponible) sera active pour le développement de la masse musculaire. La SHBG peut être influencée par plusieurs facteurs comme l’âge, le taux de masse grasse, des facteurs génétiques. En effet, le taux de SHBG est déterminé sur le chromosome 17.
Plus ces facteurs sont élevés, plus le taux de SHBG (Sex Hormone-Binding Globulin) l’est aussi. Et plus la partie anabolisante de la testostérone (libre) sera faible. Notons à ce titre que le tissu adipeux joue un rôle «hormonal» en augmentant la SHBG et l’aromatase. Par conséquent, on observe un taux de testostérone libre bas.

Depuis des années, certains suppléments comme le Tribulus terrestris étaient utilisés pour stimuler la synthèse de la testostérone par le biais de la LH. La LH (hormone lutéinisante) est un messager induisant un rétrocontrôle hormonal positif. Il agit par stimulation de la production de testostérone. Toutefois les dernières études scientifiques tendent à prouver qu’ils n’élèveraient que la testostérone totale. Son effet indirect sur la testostérone libre serait insuffisant pour accroître l’anabolisme de manière significative. Sur le même principe, mais de manière plus visible, agit l’acide D aspartique.

De nouveaux défis à relever pour les labos

Le défi des laboratoires de diététique sportive était alors de stimuler la testostérone libre en limitant la liaison des androgènes à la SHBG. Des travaux ont été menés sur la vitamine D, le zinc, des plantes agissant notamment sur la dopamine et le bore.
La dopamine, en inhibant la prolactine augmente la sécrétion de GnRH. Celle-ci, à son tour, stimule la production de testostérone par les testicules. C’est là une nouvelle voie que les scientifiques ont exploré pour mettre au point une nouvelle génération de stimulants hormonaux. Notons à ce titre que la dopamine stimule également la sécrétion d’hormone de croissance). Des expérimentations cliniques aux Etats-Unis ont étudié les effets d’une supplémentation en bore chez des femmes ménopausées. Ce dernier augmentait significativement le taux sanguin de testostérone. De même, une supplémentation en vitamine D augmenterait la sensibilité des récepteurs testiculaires à la GnRH. Sa présence implique une hausse des taux de testostérone libre.

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Toutefois, tout n’est pas blanc ou noir. Les meilleurs résultats sur l’anabolisme ont été obtenus avec une élévation simultanée et proportionnelle de la testostérone totale et de la testostérone libre. Ceci afin d’éviter une élévation de la SHBG. Pour savoir si le stimulant hormonal que vous choisissez est efficace, vérifiez qu’il ait une action sur la testostérone totale et libre. En ce qui concerne les molécules efficaces, veillez à ce qu’il contienne un stimulant de testostérone totale. Il s’agit des saponines, acide D aspartique, Tribulus terrestris, fenugrec  …). Il doit contenir également deux stimulants de testostérone libre (zinc, bore, vitamine D, Massularia acuminata, Ecdystérone …). Et idéalement un ou plusieurs stimulants de  dopamine (Mucuna pruriens, L.Tyrosine, L-phénylalanine, Bétaine HCL, SAMe …).

Modifier votre hygiène de vie

Pour que les stimulants hormonaux aient un résultat optimal, il faut également que votre hygiène de vie et nutrition tendent à diminuer au maximum la SHBG, Cette dernière étant une véritable ennemie de la testostérone libre. De bons comportements peuvent limiter le taux de SHBG, comme par exemple : avoir un apport suffisant en protéines de bonne qualité, avoir un apport journalier et suffisant en vitamine D. Veillez également à avoir un apport suffisant en acides gras, car une diète trop faible en graisse élève le taux de SHBG. Evitez de consommer trop de glucides à IG élevé… Certaines autres, au contraire, l’élèvent : le stress, la consommation d’alcool, une alimentation hépato-toxique…

Mettez toutes les chances de votre côté en suivant un programme alimentaire adapté à la prise de muscle !

Sources: The Journal of Steroid Biochemistry and Molecular Biology, Jun 1995, 53(1-6): « Interrelations between sex hormone-binding globulin (SHBG), plasma lipoproteins and cardiovascular risk »? The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, Dec 1 2006, 91(12):4764-4766, « Sex Hormone Binding Globulin: Inhibitor or Facilitator (or Both) of Sex Steroid Action? » Am J Clin Nutr, Dec 1996 64(6):850-855, « Effects of dietary fat and fiber on plasma and urine androgens and estrogens in men: a controlled feeding study. J Clin Endocrinol Metab, 2000 Jan, 85(1):293-6, « Diet and sex hormone-binding globulin ».  life sciences le 30/04/2011. CHU de Montpellier,  Ethnopharmicol journal en 2008. Source  culture-nutrition.com

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