15 questions à Amira Chamkhia

Portrait d'Amira

Amira nous raconte son parcours et sa transformation. Un jour, encore adolescente, elle a en eu marre d’être la plus grosse. Elle s’est mise à la salle, d’abord au cardio, puis à la musculation. Ensuite la diète s’est imposée. D’abord stricte et frustrante, puis équilibrée et sans interdits, sans se focaliser sur le poids affiché par la balance. Aujourd’hui, elle s’assume et se montre volontiers. Car elle est fière du résultat dans le miroir et elle a bien raison! Amira a oublié son surpoids et passe son temps à soulever des poids. Même si elle a toujours de grosses cuisses, désormais ce sont celles qu’elle a décidé de se construire. Elle compose désormais ses propres recettes healthy et ne tardera pas à les partager avec nous.

Amira nous parle de sa transformation et de ce qu’elle a appris en faisant de la musculation.

#1. Présente-toi rapidement

Hello les amis. Je me présente. Moi c’est Amira Chamkhia, j’ai 31 ans et je vis au Cannet, une petite ville à coté de Cannes. Je mesure 1m64 et je pèse environ 70kg (dans les bons jours 😀 ). Je suis Responsable de caisses dans un magasin de prêt-à-porter. Si vous ne me voyez pas en magasin, vous me trouverez certainement en train de pousser de la fonte ;).

#2. Comment es-tu venue à la musculation ? A quel âge ?

Pour être tout à fait honnête, la première fois que je me suis inscrite dans une salle de sport, j’avais environ 15 ans. Je souhaitais faire du hip hop. (Oui j’ai eu ma période où je voulais danser comme dans les clips). Et finalement une chose en entrainant une autre je n’ai pas trop adhéré à cette discipline et j’ai fini par me retrouver en salle de musculation.

#3. Qu’est-ce qui t’a fait accrocher sur un sport aussi exigeant ?

J’ai grandi dans une famille où il y a eu beaucoup de cas d’obésité. Ces personnes-là m’ont aidé inconsciemment à me dire « stop », je ne voulais pas devenir comme ça. Alors j’ai moi-même commencé à réduire mes quantités, à changer mon alimentation et petit à petit, j’ai perdu du poids. Sauf que le problème quand on n’est pas suivi, c’est qu’on fait n’importe quoi, on a des carences et on développe des troubles du comportement alimentaire.

Au début, je n’étais pas une adepte de la fonte, disons que je me rendais à la salle de sport pour pédaler et marcher sur le tapis. Le vrai déclic pour ce sport ne s’est déclenché que 5 ans après, à l’âge de 20 ans quand j’ai fait la connaissance d’un coach qui m’a transmis sa passion et son savoir. Pour plaisanter, je lui ai dit que je souhaitais perdre 5 kg (comme presque toutes les femmes sur cette Terre). Et grâce à ses conseils alimentaires et d’entrainement j’en ai perdu près de 10 en ayant gagné en masse musculaire. C’est à partir du moment où j’ai commencé à voir mon corps se transformer que c’est devenu pour moi une addiction.

#4. As-tu pratiqué ou pratiques-tu encore d’autres sports ?

J’ai voulu pratiquer de la boxe. Malheureusement entre mon boulot et mes entrainements, je n’ai plus énormément de temps à moi. Mais, je garde quand même cette idée dans un petit coin de ma tête.

#5. Quel est ton principal objectif ?

Quand j’étais plus jeune et que j’étais en surpoids, j’étais toujours « la plus grosse » de mes copines, « la plus grosse » de mes cousines, « la plus grosse » à la piscine… Bref, je n’étais pas celle qu’on regardait. Quand j’ai commencé à avoir une prise de conscience sur mon apparence physique, je voulais qu’en me regardant, les gens se disent : « cette fille est sportive », et non plus « cette fille est grosse ». Et aujourd’hui je peux dire fièrement que j’ai atteint cet objectif.

La musculation reste pour moi un loisir

Maintenant, je n’ai pas un objectif de compétition en tête, bien que l’on m’en parle souvent et que l’on me soumette l’idée régulièrement. La musculation reste pour moi un loisir et un très bon exutoire.

L'avant-après d'Amira

Ce qui à l’époque me complexait, est devenu mon atout majeur. Je ne me cache plus, j’affirme mes formes et je pense que le fait de s’accepter telle qu’on est, est un grand pas dans sa transformation.

Ce qui à l’époque me complexait, est devenu mon atout majeur

#6. Comment t’entraines-tu ?

Mes entrainements ont souvent changé au cours de ces dernières années. Mais depuis quelques mois je suis un plan d’entrainement qui me convient et avec lequel j’ai de bons résultats. Donc pour le moment, je n’envisage pas de le changer. En gros, je m’entraîne 5 fois par semaine, du lundi au vendredi et le samedi si je peux mais ça reste exceptionnel.

En fait j’ai tout simplement adapté mes entrainements à mon objectif. Je travaille le bas du corps 3 fois par semaine car c’est la partie de mon corps que j’aimerai dessiner et qui requiert le plus de travail, et je consacre 2 séances au haut du corps.

Voilà comment je répartis ma semaine au gym :

  • Lundi : Jambes (quadriceps) / Abdos
  • Mardi : Dos / Triceps
  • Mercredi : Jambes (arrières de cuisses) / Abdos
  • Jeudi : Epaules / Biceps
  • Vendredi : Jambes (fessiers) / Abdos

Comme vous pouvez le voir, je n’ai pas mentionné le cardio dans ma semaine. En effet, l’idéal serait d’en faire une vingtaine de minute à chaque fin de séance mais pour être encore honnête, je suis mauvaise élève et je m’échappe quand je dois en faire hihi. (Vous l’avez compris, je n’aime pas ça du tout !)

#7. Et pour la diète, stricte ou pas ?

Pour ma part, le rapport que j’entretiens avec la nourriture a souvent été compliqué. Comme je l’ai expliqué un peu plus haut, j’ai eu des périodes où j’ai développé des troubles du comportement alimentaire. Ça m’est arrivé quand j’ai commencé à suivre les conseils du coach et que j’ai supprimé tous les plaisirs de mon alimentation. J’étais devenu formatée à manger les mêmes aliments et, bien que j’aie eu d’incroyables résultats avec cette diète, sur le long terme ça m’a mené à des crises de boulimie qui ont pris le dessus et j’ai ainsi repris tout le poids perdu, voire plus.

Pour moi, il n’y a aucun aliment interdit ou néfaste

Cette période de ma vie m’a appris que je ne voulais plus jamais m’interdire aucun aliment. Pour moi, il n’y a aucun aliment interdit ou néfaste, chaque aliment a son utilité, que ce soit nutritionnellement parlant ou gustativement.

Quand je me retrouve à manger avec d’autres personnes et qu’elles voient ce que je mange, ils décrivent ça comme étant « trop light » ou « trop diète » et pourtant je ne me prive pas. J’essaie de varier au maximum mon alimentation pour justement ne pas m’en lasser. Manger sainement est devenu pour moi un mode de vie.

#8. Comment surveilles-tu ton évolution ?

Le meilleur indicateur reste le miroir

Je ne sais pas si c’est un défaut ou non mais je me prends très souvent en photo. Avant, j’avais l’habitude de me peser tous les jours même si je savais que ce n’était pas un bon indicateur de perte de poids ou de perte de « masse grasse » mais c’était devenu ma routine. Aujourd’hui, je pense que le meilleur indicateur de perte de poids ou plutôt de « transformation », reste le miroir.

Le verdict du miroir, indispensable pour Amira

Vous pouvez perdre du poids ça ne veut pas dire que vous avez perdu du « gras », seul votre propre regard sur vous va vous le dire. J’aime bien aussi ressortir d’anciens vêtements dans lesquels j’étais boudinée et qui me vont au poil maintenant

#9. Quels sont tes exercices préférés et ceux que tu n’aimes pas ?

Très franchement, j’aime travailler tous les groupes musculaires, chaque séance est pour moi une « bonne séance ». Que ce soit pour le haut ou le bas du corps, je vais à la salle avec un grand sourire. Pour les jambes, j’aime beaucoup le « Front Squat » qui est un mouvement à mon sens très complet et sur lequel on ne peut pas tricher. Mon second exercice préféré c’est le tirage Pull-over bras tendus à la poulie haute, qui est un très bon exercice pour développer les dorsaux.

Et pour les exercices que je n’aime pas, je pense que c’est un secret pour personne, il s’agit bien évidemment du cardio. Si, il y a un exercice en particulier que je n’aime pas: c’est le rameur. Si vous voulez me punir ne cherchez pas plus loin 😉 .

#10. Quels sont tes points forts ? De quoi es-tu la plus fière dans ton physique ?

La musculation m’a aidée à reprendre confiance en moi. Plus jeune, j’étais complexée par mes hanches, mes fesses et mes cuisses, on me disait que j’avais la « culotte de cheval ». Aujourd’hui j’expose fièrement mon bas du corps en le travaillant 3 fois par semaine et en criant haut et fort que je veux de grosses cuisses. En fait, je n’ai pas changé, c’est le regard des autres qui a changé car j’ai fini par m’accepter. Peut être que si j’étais restée complexée, je n’aurai jamais passé ce cap et que je serai restée renfermée sur moi-même. Mais aujourd’hui je sais de quoi je suis capable, je sais que la musculation m’a aidée à m’affirmer et je suis fière de voir le chemin que j’ai parcouru jusqu’ici.

#11. Et tes points faibles ?

Mes mollets !!!!! Je rêve d’avoir de jolis mollets bien galbés mais j’en suis loin, voilà un de mes objectifs à atteindre pour les années à venir !

#12. Prends-tu des suppléments ? Lesquels et dans quel but ?

J’essaie d’avoir une alimentation la plus variée possible afin de ne pas avoir besoin de recourir à des suppléments. Cependant j’utilise tout de même des BCAA pendant mes entrainements et je prends également un pré-workout qui me donne un bon coup de peps pendant mes trainings. Comme je m’entraine régulièrement et avec des charges lourdes, j’ai tendance à avoir des petites douleurs aux articulations. Dans ce cas-là, je prends du collagène qui va donner de la résistance et de l’élasticité aux ligaments.

La sélection d’Amira

Un pré-workout qui booste

#13. Comment gères-tu le quotidien, tes trainings et ton boulot ?

C’est assez simple, je prévois mes horaires d’entrainement en fonction de mes horaires de boulot. Comme je travaille dans un magasin qui est ouvert les week-ends, j’ai fait le choix de travailler du mercredi au dimanche ce qui me laisse le lundi et mardi de repos. Ensuite je m’organise, soit j’y vais le matin avant d’aller bosser, soit j’y vais après avoir terminé le boulot. Il y a 24h dans une journée, si on n’arrive pas à se consacrer 2h de temps pour aller au sport je pense qu’on n’est pas fait pour ça !

#14. Qu’est-ce qui te motive pour continuer dans cette voie ?

Les messages encourageants que je reçois régulièrement de personnes qui me voient évoluer et qui me félicitent de mon parcours et de ma détermination. Quand je regarde mes photos d’avant et quand je me vois aujourd’hui, j’ai l’impression d’avoir gâché toutes ces années dans un corps qui ne me correspondait pas. Je n’ai pas la prétention de dire que j’ai un corps de rêve, mais je suis bien dans ce corps et je ne regrette pas du tout le chemin que j’ai parcouru pour en arriver là. Ce qui me motive à continuer dans cette voie c’est simplement que j’ai envie de vivre en bonne santé et d’essayer de transmettre au maximum ce mode de vie.

#15. On voit sur les réseaux que tu essaies d’entraîner ta famille (et notamment ta maman) dans ce mode de vie, ça marche ? Quelles sont les réticences, les succès ?

Avoir pu emmener ma maman dans ma salle de sport ça a été la plus grande de mes fiertés. Ma mère est tout pour moi et je me sens tellement impuissante quant à ses problèmes de santé (arthrose entre autres) que j’ai voulu lui offrir une semaine d’essai pour lui donner envie de faire une activité physique. Et vous savez quoi ? Elle a beaucoup aimé venir à la salle avec sa fille et a même songé à s’inscrire ! De plus, croyez-le ou non mais depuis ce jour-là, elle a commencé un rééquilibrage alimentaire et elle a perdu du poids !

Ma mère a toujours eu l’habitude de cuisiner de bons plats typiques (plats tunisiens) et pour elle c’est un grand changement. Mais elle écoute mes conseils et elle n’a pas banni tous les plats de son alimentation. Elle a compris qu’il fallait qu’elle adapte les quantités en fonction de son activité physique et elle gère beaucoup mieux son alimentation, ce qui me rend encore plus fière d’elle.

Merci Amira pour ta participation, et pour ta confiance.

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15 questions à Amira Chamkhia
Amira nous raconte son parcours et sa transformation. Un jour, encore adolescente, elle a en…
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#coach
#1
Tu peux avoir des cuisses toniques en restant assis(e), oui en enlevant la chaise !
#2
Jamais personne n'a regretté de s'être entrainé ! GO!
#3
Il n’y a pas de mauvais corps et de bons corps, il y a seulement le corps que je possède
8 questions à Aurélie Fabiani