Les protéines végétales sont les protéines issues des végétaux : légumineuses, céréales, oléagineux et graines. Leur profil en acides aminés diffère de celui des protéines animales et leur digestibilité est en moyenne plus basse. Bien combinées sur la journée, elles couvrent pourtant l’apport en protéines d’un adulte, sportif compris. Ce guide donne les teneurs réelles pour 100 g, les associations qui fonctionnent et un menu type sur 24 heures.
La protéine a longtemps été associée à la viande. Elle est aujourd’hui à la base de la nutrition sportive de bien des athlètes : sensibilité à l’environnement, intolérance au lactose, régime végétarien ou végétalien, ou simple volonté de diversifier ses sources en musculation.
Les protéines végétales peuvent répondre aux besoins nutritionnels à une condition : varier les sources dans la journée. Une alimentation végétale équilibrée marie céréales, légumineuses, oléagineux et légumes, de façon à couvrir tous les acides aminés essentiels sur le quotidien plutôt que sur un seul repas.
Qu’est-ce qu’une protéine végétale naturelle ?
Une protéine végétale est une protéine dont la source est un végétal, et non un animal. Exit le lait, l’œuf et le bœuf, au profit du soja, du chanvre, du riz, du pois, des graines de tournesol, du quinoa, des amandes ou du beurre d’arachide.
La plupart d’entre nous en consomment déjà sans y penser : le pain du matin, les pâtes du midi, les lentilles du soir, chacun de ces aliments de base apporte sa part. C’est aussi une option pour les personnes qui digèrent mal les protéines de lait, les fameuses whey et caséine, et pour les sportifs qui veulent compléter des apports que l’assiette ne couvre pas.
Différence entre protéine vegan et protéine végétale
Du point de vue du sens, il n’y en a pas : le mot vegan, en anglais, veut dire végétalien. Comme ces protéines ne contiennent que des nutriments d’origine végétale, elles sont dites vegan. C’est le cas des poudres végétales les plus courantes.
Rappelons la différence entre alimentation végane, végétalienne et végétarienne :
- le végétalien, ou vegan, ne consomme que des aliments d’origine végétale, sans lait, ni beurre, ni œufs ;
- le végétarien s’autorise lait, fromage ou œufs, mais ne mange ni viande ni poisson ;
- le flexitarien garde les produits animaux en quantité réduite et fait de la source végétale la base de ses repas.
Les protéines végétales permettent de compléter facilement tes apports en protéines tout en variant les sources entre pois, riz, soja, chanvre ou graines.
Pour profiter d’un profil protéique plus diversifié, privilégie une formule qui associe plusieurs sources végétales complémentaires.
100% Vegan Protein 900 g – Superset Nutrition : Associe plusieurs sources végétales, notamment pois, riz, coco et courge, pour illustrer l’intérêt des mélanges de protéines végétales.
De quelle quantité de protéines avez-vous besoin chaque jour ?
Le besoin d’un adulte sédentaire se situe autour de 0,83 g de protéines par kilo de poids corporel et par jour, toutes sources confondues. Chez le sportif, les repères des sociétés savantes de nutrition sportive montent dans une fourchette de 1,2 à 2 g par kilo et par jour, selon la discipline et la période d’entraînement.
| Profil | Apport en protéines par kilo et par jour | Total quotidien pour 70 kg |
| Adulte sédentaire | 0,83 g | environ 58 g |
| Endurance, 3 à 5 séances par semaine | 1,2 à 1,4 g | 84 à 98 g |
| Musculation, prise de masse | 1,6 à 2 g | 112 à 140 g |
| Période de déficit calorique | 1,6 à 2 g | 112 à 140 g |
Une nuance importante quand l’assiette est majoritairement végétale : la digestibilité plus basse conduit à majorer ces repères d’environ 10 %. Un pratiquant de 70 kg visant 1,6 g par kilo passe ainsi de 112 à 125 g par jour. Le calcul se fait sur la journée entière, jamais repas par repas : c’est ce qui rend l’objectif atteignable en régime végétalien.
Quels sont les atouts nutritionnels des protéines végétales ?
Leur premier atout tient à ce qui les accompagne : fibres, vitamines du groupe B, minéraux et oligo-éléments, avec un profil lipidique très différent de celui des sources animales. Longtemps ignorées des pratiquants de musculation, elles sont aujourd’hui à la base du régime de compétiteurs végétariens de haut niveau.
- Elles ne s’accompagnent pas des graisses saturées animales : les légumineuses en contiennent très peu, les oléagineux apportent surtout des acides gras insaturés.
- Beaucoup apportent des fibres alimentaires en quantité importante et, pour les légumineuses, un index glycémique bas.
- Elles offrent une alternative aux personnes qui tolèrent mal la protéine de lait.
- Plusieurs sont naturellement sans gluten : riz, chanvre, quinoa, sarrasin, pois.
- Les protéines issues de l’agriculture biologique répondent en outre à une exigence de mode de production, avec une emprise au sol et une consommation d’eau plus basses que celles de la filière animale.
Sur le plan réglementaire, une seule chose peut être affirmée quant à l’effet des protéines, quelle qu’en soit l’origine : les protéines contribuent à augmenter la masse musculaire et les protéines contribuent au maintien de la masse musculaire. Ces libellés valent pour les sources végétales comme pour les autres, dès lors que l’apport quotidien est atteint.
Un profil en acides gras différent de celui des sources animales
Les sources végétales apportent peu d’acides gras saturés et davantage d’acides gras insaturés. Graines de lin, noix et chanvre fournissent notamment des oméga-3 à chaîne courte. Ce n’est pas une promesse de santé, c’est une différence de composition : à quantité égale de protéines, un plat de lentilles et un steak n’apportent ni les mêmes lipides ni les mêmes fibres.
Charge acide, charge alcaline : ce que cela signifie
Les protéines animales fournissent davantage de précurseurs d’acide, les protéines végétales davantage de précurseurs alcalins. Il s’agit d’une différence de composition mesurée sur l’aliment, pas d’un effet démontré sur l’organisme. Pour l’ossature, le seul repère validé porte sur l’apport protéique lui-même : les protéines contribuent au maintien d’une ossature normale. Une alimentation végétale équilibrée qui atteint sa cible remplit cette condition au même titre qu’un régime omnivore.
100% Vegan Protein 1 kg – Scitec Nutrition : Apporte 23 g de protéines par dose à partir notamment de pois et de riz, avec de la vitamine B12.
Les limites des protéines végétales
Des protéines dites incomplètes : les acides aminés essentiels
On parle de protéine complète quand elle contient les 9 acides aminés essentiels en proportions suffisantes, ceux que l’organisme ne sait pas synthétiser. La plupart des sources végétales les contiennent, mais l’un d’eux est en quantité limitante : méthionine pour les légumineuses, lysine pour les céréales. C’est la base du raisonnement quand on construit un régime végétal.
| Famille | Acide aminé limitant | Famille qui compense |
| Légumineuses (lentille, pois chiche, haricot) | Méthionine | Céréales, graines de sésame |
| Céréales (blé, riz, avoine, épeautre) | Lysine | Légumineuses, soja |
| Oléagineux (amandes, noix) | Lysine | Légumineuses |
| Soja, quinoa, sarrasin | Aucun limitant marqué | Sources déjà complètes |
Le soja est la source végétale qui rivalise le mieux avec les protéines de lait, d’œuf ou de bœuf. Il existe donc bien des protéines végétales complètes, elles sont simplement minoritaires. Pour les autres, il reste possible de couvrir les acides aminés essentiels en variant les sources de protéines végétales. Les mélanges en poudre reposent d’ailleurs sur ce principe, et ce guide y revient plus bas.
Digestibilité : ce que mesurent le PDCAAS et le DIAAS
La digestibilité est le second point faible des sources végétales, et elle se mesure. Deux indices font référence : le PDCAAS, qui note de 0 à 1 la qualité d’une protéine en tenant compte de son acide aminé limitant, et le DIAAS, qui mesure l’absorption réelle par l’organisme au niveau de l’intestin grêle.
| Source | Ordre de grandeur du PDCAAS | Lecture |
| Protéine de lait, œuf | 1,00 | Référence haute |
| Isolat de soja | 0,95 à 1,00 | Au niveau des sources animales |
| Protéine de pois | 0,70 à 0,90 | Bonne, limitée par la méthionine |
| Protéine de blé | 0,40 à 0,50 | Fortement limitée par la lysine |
Deux enseignements pratiques. Un taux de protéines élevé sur l’étiquette ne dit rien de la qualité du profil en acides aminés : les deux paramètres sont indépendants. Et l’association de deux sources fait remonter l’indice de l’ensemble, puisque l’acide aminé limitant de l’une est apporté par l’autre.
Facteurs antinutritionnels : le rôle de la préparation
Certaines substances présentes dans les végétaux gênent l’absorption des nutriments. Mieux vaut donc ne pas bâtir tout son apport sur une source unique, et la préparation compte autant que le choix de l’aliment. Une alimentation variée mélangeant les légumes, les céréales et les légumineuses reste la meilleure réponse.
- Un fer non héminique. Le fer des sources animales est héminique, celui des protéines végétales ne l’est pas, et son taux d’absorption est plus bas. L’accompagner d’un agrume ou d’un poivron au cours du même repas corrige en partie l’écart : la vitamine C accroît l’absorption de fer.
- Des saponines dans les légumineuses. Ces composés au goût amer se dissolvent en partie dans l’eau : le rinçage abondant du quinoa et le trempage des légumineuses en réduisent la teneur.
- De l’acide phytique dans les céréales et les graines. Il se lie à des minéraux comme le zinc ou le fer et réduit leur assimilation par l’organisme. Un trempage de 8 à 12 heures dans une eau à température ambiante, la germination et la fermentation, à l’œuvre dans le pain au levain ou le tempeh, en abaissent la teneur.
- Des lectines dans les légumineuses crues. Ces protéines de défense de la plante sont dégradées par la cuisson. Dans ces conditions, une légumineuse trempée puis cuite à l’eau bouillante ne pose pas de difficulté ; les haricots rouges, eux, ne se consomment jamais crus.
- Des isoflavones dans le soja. Ces composés végétaux ont une structure proche de celle des œstrogènes. Leur teneur varie fortement selon le produit : élevée dans la graine et le tofu, très basse dans un isolat purifié. Les personnes qui souhaitent limiter cet apport se tournent vers le pois, le riz ou le chanvre.
Goût, texture et digestion
Le goût et la texture restent plus difficiles à obtenir avec les sources végétales, même si les progrès sont réels. Une poudre de pois ou de riz est plus épaisse qu’une whey et demande davantage d’eau au shaker : comptez 300 à 350 ml pour 30 g. La digestion, elle, est généralement bonne. La richesse en fibres des légumineuses peut provoquer des ballonnements chez les personnes qui en mangent peu, ce qu’une augmentation progressive de la consommation, sur deux à trois semaines, règle facilement.
100% Plant Protein 900 g – USN : Combine pois, riz et chanvre, sans soja, pour montrer la diversité des sources de protéines végétales.
Comment remplacer la viande par des protéines végétales ?
En remplaçant portion par portion, à quantité de protéines équivalente, et non gramme par gramme. Un steak de 120 g apporte environ 25 g de protéines. Il faut manger environ 100 g de lentilles crues, ou 250 g de tofu, pour obtenir le même apport en protéines.
Les acides aminés essentiels doivent être fournis par l’alimentation, car l’organisme n’est pas capable de les fabriquer. Le raisonnement porte donc sur deux paramètres à la fois : la quantité de protéines et la couverture du profil en acides aminés. C’est en réunissant un panel complet que les protéines végétales deviennent une véritable alternative à la viande et aux produits laitiers.
Une transition progressive fonctionne très bien : garder une source animale par jour, produits laitiers, poisson ou viande maigre, et végétaliser les autres plats. Pour un régime 100 % végétal, ne négligez pas les lipides de qualité, afin que le besoin en énergie soit couvert.
Quelle est la meilleure protéine végétale naturelle ?
Le soja, si l’on juge sur la seule qualité de la protéine. Cette qualité se définit par la valeur biologique (VB), soit la capacité de la protéine à remplir son rôle structural dans les tissus : peau, tissu musculaire, tendons, ligaments, organes, sang.
La valeur biologique est déterminée par l’acide aminé essentiel le moins présent, celui qui fait office de facteur limitant. La protéine de référence est l’œuf entier, dont la valeur est fixée à 100. Peu d’aliments dépassent ce repère : le concentré de protéine de lait atteint 104, tandis que la meilleure source de protéine végétale, le soja, se situe à 77.
La protéine de chanvre est fréquemment utilisée dans les mélanges en poudre, devant la protéine de riz et la protéine de pois. Prises isolément, la plupart de ces sources restent incomplètes. En les combinant, il devient possible de reconstituer l’ensemble des acides aminés essentiels et d’approcher la valeur biologique des protéines animales. C’est le principe d’une poudre 100 % végétale multi-sources, dont l’intérêt tient à l’apport quotidien qu’elle complète : les protéines contribuent au maintien de la masse musculaire.
Comment associer les protéines végétales pour obtenir des protéines complètes ?
En mariant une céréale et une légumineuse dans la même journée. La combinaison de légumineuses et de céréales réunit l’ensemble des acides aminés essentiels : la lysine de la légumineuse compense le déficit de la céréale, la méthionine de la céréale compense celui de la légumineuse.
Tableau d’exemples de combinaison de céréales et de légumineuses
| Le riz et les haricots rouges | L’avoine et le soja |
| Les pâtes de blé et les pois cassés | La semoule et les pois chiches |
| Le maïs et les fèves | Le pain complet et les lentilles |
| Le sarrasin et les lentilles corail | L’épeautre et les haricots blancs |
Ce sont les plats des cuisines traditionnelles du monde entier : riz et haricots noirs en Amérique du Sud, semoule et pois chiches au Maghreb, pain et lentilles au Moyen-Orient. L’association a été trouvée bien avant que la nutrition ne l’explique.
Faut-il associer les sources au même repas ?
Non, et c’est une idée reçue tenace. L’organisme dispose d’un pool d’acides aminés libres mobilisable plusieurs heures : manger des lentilles au déjeuner et du riz au dîner produit le même résultat que de les réunir dans la même assiette. Ce qui compte, c’est une journée équilibrée sur 24 heures : faites figurer au menu au moins une légumineuse, une céréale complète et une portion d’oléagineux, et vous répondez facilement à la question du profil en acides aminés.
Protéines Vegan Tri Sources 500 g – Eric Favre : Associe protéine de pois, protéine de riz et spiruline, avec jusqu’à 24 g de protéines par portion selon la saveur.
Où trouve-t-on les protéines végétales dans l’alimentation ?
Quels sont les aliments riches en protéines végétales ?
Quatre familles concentrent l’essentiel de l’apport, avec des taux très différents. C’est la partie de ce guide à garder sous la main pour composer vos plats :
- les céréales apportent entre 10 et 15 % de protéines ;
- les légumineuses entre 20 et 25 %, avec un fort pouvoir rassasiant ;
- les graines entre 20 et 30 % ;
- les oléagineux, dont les amandes, entre 10 et 20 %, avec beaucoup de lipides insaturés ;
- les légumes, les fruits séchés et les graines germées en apportent aussi, en petite quantité.
Liste des sources de protéines végétales : teneur pour 100 g
Voici un tableau d’aliments riches en protéine végétale, exprimé pour 100 g d’aliment cru ou sec.
| 100 g d’aliment | Teneur en protéine |
| Spiruline | 57 |
| Soja graine | 34,5 |
| Graine de courge | 30,2 |
| Graine de fenugrec | 27,1 |
| Lentille | 25,4 |
| Chanvre | 25 |
| Arachide | 22,8 |
| Pois cassé | 22,8 |
| Graine de tournesol | 21,3 |
| Amande | 21,1 |
| Sésame | 21,1 |
| Graine de lin | 20 |
| Pois chiche | 20,2 |
| Haricot blanc sec | 19,1 |
| Tempeh | 18,5 |
| Graine de chia | 16 |
| Épeautre | 14,6 |
| Noix | 14,3 |
| Noisette | 13,9 |
| Flocon d’avoine | 13,3 |
| Quinoa cru | 13,2 |
| Sarrasin | 13 |
| Tofu | 9,9 |
Cru ou cuit : comment lire une teneur pour 100 g
Ces tableaux donnent la teneur de l’aliment cru, et c’est la première source d’erreur de calcul. Une lentille sèche affiche 25 g de protéines pour 100 g. Une fois cuite, elle en affiche environ 9 g, tout simplement parce qu’elle a absorbé deux à trois fois son poids en eau.
| Aliment | Teneur cru ou sec (g/100 g) | Teneur approximative une fois cuite (g/100 g) |
| Lentille verte | 25,4 | environ 9 |
| Pois chiche | 20,2 | environ 8,5 |
| Haricot blanc | 19,1 | environ 8 |
| Quinoa | 13,2 | environ 4,5 |
| Pâtes de blé complet | 12,5 | environ 5 |
Retenez la règle : pesez vos portions à cru, ou divisez par 2,5 à 3 la teneur du tableau si vous pesez dans l’assiette. Une portion classique de 60 à 80 g de légumineuses sèches apporte 15 à 20 g de protéines, ce qui se compte facilement sur une journée.
Blé, épeautre, sarrasin : céréales et pseudo-céréales
Les céréales apportent moins de protéines que les légumineuses, mais leur consommation quotidienne en fait une contribution importante au total. Le blé complet tourne autour de 12 g pour 100 g, l’épeautre monte un peu plus haut, autour de 14,6 g, et le sarrasin se situe vers 13 g, devant l’avoine à 13,3 g.
Le sarrasin n’est d’ailleurs pas une céréale mais une pseudo-céréale, comme le quinoa. La conséquence est pratique : sarrasin et quinoa présentent un profil en acides aminés plus complet que le blé et ne contiennent pas de gluten, quand l’épeautre en contient, comme le blé courant et le seigle. Base des galettes et des nouilles soba, le sarrasin se cuisine comme le riz et remplace facilement une portion de pâtes de blé.
Amandes, graines et oléagineux
Les amandes contiennent environ 21 g de protéines pour 100 g, mais la portion réelle change la lecture. Une poignée de 30 g d’amandes apporte environ 6 g de protéines et près de 180 kcal, car les amandes sont composées à moitié de lipides. C’est la raison pour laquelle on ne construit pas son apport en protéines sur les oléagineux seuls : le compte calorique grimpe plus vite que le compte protéique.
Amandes, purée d’amandes et graines jouent un rôle d’appoint, de 5 à 10 g de protéines par jour, et fournissent surtout des lipides de qualité, du magnésium et des fibres. Les graines de courge (30,2 g) et de tournesol (21,3 g) affichent les meilleurs taux de la catégorie : deux cuillères à soupe sur une salade ajoutent environ 5 g de protéines.
La protéine végétale en poudre
Une poudre végétale sert à compléter l’alimentation quand l’assiette seule ne suffit pas à atteindre la cible du jour, en musculation comme en période de perte de poids. Une dose de 30 g apporte en général 22 à 25 g de protéines, dans un format qui se transporte facilement, pour un prix accessible au kilo de protéines. Elle ne remplace ni les repas ni les plats complets : elle comble l’écart entre ce que vous mangez et le besoin réel.
La formule regroupe le plus souvent plusieurs sources, précisément pour obtenir un profil complet :
- la protéine de riz, mieux pourvue en méthionine ;
- la protéine de soja, la plus complète isolément ;
- la protéine de pois, riche en lysine ;
- la protéine de chanvre, qui apporte aussi des fibres ;
- la protéine de tournesol, souvent utilisée en appui de texture.
L’association riz et pois est la plus répandue : les deux sources se compensent presque parfaitement, la lysine du pois comblant le déficit du riz.
Veggie Protein Complex 500 g – Olimp Sport Nutrition : Mélange pois, riz brun et graines de courge, avec 20 g de protéines par portion.
Quel menu type sur une journée ?
Voici une journée entièrement végétale à plus de 110 g de protéines, calibrée pour une personne de 70 kg qui pratique la musculation. Les quantités sont données à cru.
| Repas | Composition | Apport en protéines |
| Petit déjeuner | 80 g de flocons d’avoine, 250 ml de boisson au soja, 30 g d’amandes | environ 25 g |
| Déjeuner | 100 g de lentilles, 80 g de riz complet, légumes, une cuillère d’huile d’olive | environ 34 g |
| Collation | 30 g de poudre végétale multi-sources dans 300 ml d’eau | environ 23 g |
| Dîner | 200 g de tofu, 80 g de sarrasin, légumes verts, graines de courge | environ 32 g |
Chaque repas associe une céréale et une légumineuse ou un dérivé de soja, ce qui règle la question du profil en acides aminés sans calcul supplémentaire. Ce menu s’adapte aux préférences personnelles : le tofu se remplace par du tempeh ou des pois chiches, le sarrasin par de l’épeautre, les amandes par des noix. Le squelette de la journée équilibrée, lui, ne bouge pas, et ces plats se préparent la veille pour la semaine.
Quand et comment prendre la protéine végétale ?
Aux repas pour l’essentiel, en collation pour le complément. La consommation de protéine végétale suit les mêmes règles que celle des autres protéines : du petit déjeuner au dîner, ou hors des repas sous forme de boisson protéinée pour renforcer les apports quotidiens.
À l’entraînement, le besoin en protéines augmente, et la source végétale fournit les mêmes briques que les autres dès lors que son profil en acides aminés est complet. Prise avant ou après la séance, elle alimente le total de la journée, et c’est ce total qui porte l’effet reconnu : les protéines contribuent au maintien de la masse musculaire. Un point mérite attention : la protéine de pois contient bien les 9 acides aminés essentiels, mais certains en faible quantité. Prise seule, elle rend moins qu’un mélange, d’où l’intérêt d’alterner les sources au quotidien.
La répartition compte autant que le total : trois à quatre prises de 25 à 35 g réparties sur la journée valent mieux qu’un seul repas très chargé.
Régime végétarien ou végétalien : les points à surveiller
Trois nutriments demandent une attention particulière quand le régime exclut tout ou partie des produits animaux. Y répondre relève de la construction du régime, pas du seul apport en protéines.
- La vitamine B12 : absente des végétaux non enrichis. Un régime végétalien strict repose sur des produits enrichis ou une supplémentation, un point à cadrer avec un professionnel de santé.
- Le fer : présent sous forme non héminique, moins bien absorbé. La vitamine C accroît l’absorption de fer, d’où l’intérêt d’en avoir au même repas ; le thé et le café pris pendant le repas la réduisent.
- Le zinc : apporté par les légumineuses et les graines, mais partiellement retenu par l’acide phytique. Trempage et fermentation améliorent la situation.
Le végétarien, qui garde les œufs et les produits laitiers, couvre plus facilement ces trois postes. Le végétalien construit sa consommation avec davantage de méthode, en tenant compte de ses contraintes personnelles. Dans les deux cas, un bilan sanguin de temps à autre permet de vérifier que le régime tient dans la durée.
Manger végétal ne veut pas dire manger moins de protéines, mais construire son apport en protéines sur d’autres bases.
Soy Protein Isolate 1 kg – MyProtein :
Permet d’illustrer une protéine végétale mono-source à base de soja, différente des mélanges pois/riz proposés par de nombreuses formules vegan.
Questions fréquentes sur les protéines végétales
Peut-on prendre de la masse avec des protéines végétales seules ?
Oui, à deux conditions : atteindre 1,6 à 2 g par kilo de poids corporel et par jour, et varier les sources pour couvrir les acides aminés essentiels. Les protéines contribuent à augmenter la masse musculaire, quelle que soit leur origine, dès lors que l’apport en protéines suit.
Existe-t-il des protéines végétales complètes ?
Oui. Le soja, le quinoa, le sarrasin et, dans une moindre mesure, le chanvre apportent les 9 acides aminés essentiels. Les autres sources se complètent facilement par association, une céréale avec une légumineuse.
Les protéines végétales font-elles moins bien que la whey ?
Prise isolément, une protéine de riz ou de blé affiche un indice de qualité plus bas que la whey. Un mélange riz et pois, ou un isolat de soja, comble l’essentiel de cet écart ; le reste se rattrape par une consommation supérieure d’environ 10 %.
Combien de protéines végétales manger par jour ?
Le même total que pour n’importe quelle protéine, majoré d’environ 10 % : 0,83 g par kilo et par jour pour un adulte sédentaire, 1,2 à 2 g par kilo et par jour pour un sportif.
Ce qu’il faut retenir
Les végétaux sont de bonnes sources de protéines, à condition de connaître leurs deux limites : un acide aminé limitant selon la famille, et une digestibilité plus basse. Les combiner suffit à répondre aux deux problèmes d’un coup.
Riches en fibres et en micronutriments, pauvres en graisses saturées, elles constituent une alternative solide aux protéines animales. Une légumineuse, une céréale complète et une portion d’oléagineux chaque jour : c’est la base de ce guide, et elle suffit à couvrir l’essentiel.