Dans la grande majorité des cas, ce n’est pas la protéine en poudre qui pose problème : c’est le lactose qu’elle contient, la portion avalée en une seule fois et les édulcorants. Trois causes, trois solutions. Le chiffre qui recadre tout : la plupart des adultes dont la digestion du lactose est difficile en tolèrent 12 à 15 g en une prise sans symptôme notable, alors qu’une portion de 30 g d’isolat vendue chez Fitadium affiche 0,8 à 1 g de sucres à l’étiquette.
Autrement dit, le lactose seul explique rarement toute l’histoire. Cet article reprend les troubles digestifs un par un, remonte à la cause dominante de chacun et donne la correction concrète pour éviter les problèmes au quotidien. Vous y trouverez les teneurs relevées sur les étiquettes réelles de notre catalogue, les solutions produit correspondantes et les références scientifiques en fin de page. La digestion des protéines n’a rien d’une loterie : elle se règle, le plus souvent en deux ajustements.
À découvrir dans cet article
✅ Le lactose est le facteur le plus souvent incriminé avec la whey concentrée et la caséine, mais la charge d’un shaker reste faible au regard du seuil de tolérance : 1,4 g de sucres déclarés pour 30 g de concentrée, contre 1 g pour un isolat sur nos étiquettes.
✅ La portion compte autant que le type de protéine : une double portion avalée d’un trait provoque des ballonnements chez des sportifs qui tolèrent pourtant très bien une portion simple.
✅Les polyols et certains édulcorants des compléments alimentaires déclenchent des ballonnements sans qu’aucun lactose soit en cause.
✅ L’odeur des gaz vient de la fermentation des résidus protéiques dans le côlon, pas d’un problème d’estomac.
✅La lactase améliore la digestion du lactose chez les personnes ayant du mal à digérer le lactose, à raison d’au moins 4 500 unités FCC à chaque repas contenant du lactose. La tolérance varie d’une personne à l’autre.
Quels sont les symptômes d’une mauvaise digestion des protéines en poudre ?
Ballonnements, gaz, diarrhée, crampes, nausées : ces troubles digestifs liés aux protéines se ressemblent de loin, mais chacun pointe vers une cause différente. Le moment d’apparition reste la meilleure piste. Une gêne dans les deux heures qui suivent le shaker oriente vers le lactose ou les édulcorants ; une gêne diffuse en fin de journée oriente plutôt vers votre alimentation globale et le manque de fibres.
Comprendre ce que chaque signe raconte de votre organisme vous évite d’arrêter les protéines par précaution. Votre organisme ne réagit pas au hasard : il réagit à une quantité, à une forme de protéines et à une liste d’ingrédients. Voici la lecture à en faire.
| Symptôme | Cause dominante | Correction à tester en premier |
|---|---|---|
| Diarrhée rapide, dans les deux heures | Lactose non digéré, ou poudre préparée au lait | Passer à l’eau, puis choisir un isolat |
| Ballonnements et ventre gonflé sans diarrhée | Polyols et édulcorants de la poudre aromatisée | Changer de saveur ou de gamme |
| Gaz à l’odeur marquée | Fermentation des résidus protéiques dans le côlon | Réduire la portion et fractionner sur la journée |
| Mal de ventre après une grande portion | Volume avalé en une fois, vitesse d’ingestion | Diviser la portion en deux prises espacées |
| Transit ralenti, constipation | Fibres et hydratation évincées par les protéines | Remonter les fibres avant de toucher aux protéines |
| Nausée juste après la séance | Shaker avalé trop vite, système digestif encore en retrait | Attendre le retour au calme, boire par petites gorgées |
Notre dossier sur les effets secondaires des protéines couvre l’ensemble des effets indésirables rapportés avec les compléments alimentaires protéinés.
Une mauvaise digestion des protéines en poudre peut venir du lactose, des édulcorants, des additifs ou d’une dose trop importante ; passer à une isolate, une whey hydrolysée ou une protéine végétale peut être plus confortable.
Commence par une portion modérée avec de l’eau, évite de multiplier les shakes et teste une formule plus filtrée si tu ressens ballonnements ou inconfort digestif.
Zero Isolate Advanced 1,8 kg – Superset Nutrition : whey isolate avec 25 g de protéines par dose et une teneur réduite en lactose.
Pourquoi la digestion des protéines en poudre se passe-t-elle mal ?
Trois facteurs couvrent l’essentiel des situations, et il est essentiel de les traiter dans l’ordre. Ils se cumulent souvent, ce qui explique qu’une seule correction ne suffise pas toujours à rétablir une digestion confortable.
Le lactose des protéines de lait : ce qu’il explique, et ce qu’il n’explique pas
La digestion du lactose repose sur une enzyme intestinale, la lactase, dont le rôle est de le scinder en glucose et en galactose. Quand l’activité de cette enzyme digestive baisse, une partie de ce sucre n’est pas absorbée, poursuit sa route jusqu’au côlon et y est fermentée par le microbiote. Ce métabolisme incomplet produit les gaz, l’appel d’eau et les crampes. C’est le mécanisme central de la mauvaise digestion des protéines laitières.
Cette baisse est la norme biologique chez l’adulte, pas une anomalie. La prévalence de la maldigestion du lactose chez l’adulte varie fortement selon les populations : elle est minoritaire en Europe du Nord et de l’Ouest, où la persistance de la lactase est fréquente, et majoritaire dans une grande partie de l’Asie, de l’Afrique et du Moyen-Orient. Aucune estimation mondiale consensuelle ne fait aujourd’hui référence. Maldigestion n’est pas intolérance : une partie seulement des personnes concernées ressent des troubles digestifs.
Deux examens permettent de trancher, à demander à votre médecin : le test respiratoire à l’hydrogène, et le test de tolérance qui suit la montée du glucose dans le sang.
Un ressenti isolé après un shaker ne suffit pas à conclure que votre système digestif ne tolère pas les protéines de lait. Les teneurs relevées plus bas sur nos étiquettes le montrent : la charge en sucres d’une portion reste très inférieure au seuil de tolérance établi, ce qui explique que le lactose seul suffise rarement à rendre compte des symptômes.
La portion par prise, le facteur que l’on oublie
Une revue systématique parue dans Annals of Internal Medicine, portant sur 36 essais randomisés, conclut que 12 à 15 g de lactose en une prise, l’équivalent d’un grand verre de lait, sont bien tolérés par la plupart des adultes concernés.
Ce seuil dépasse largement ce que contient un shaker : beaucoup de sportifs qui se croient intolérants supportent pourtant très bien une portion simple d’isolat.
À l’inverse, doubler la portion, la mélanger à 400 ml de lait et l’avaler en une minute additionne trois facteurs de gêne : le volume de liquide, la charge en lactose et la vitesse d’ingestion. Réduire la portion reste la solution la plus rapide à tester pour éviter les symptômes, et généralement mieux tolérée qu’un changement complet de produit.
Les édulcorants et les polyols des poudres aromatisées
C’est le point le plus souvent absent des articles sur le sujet, et pourtant l’un des plus fréquents. Les poudres très aromatisées contiennent des édulcorants intenses et, sur certaines gammes, des polyols, aussi appelés alcools de sucre : maltitol, sorbitol, xylitol, érythritol.
Ces molécules sont peu absorbées et fermentent en aval, ce qui déclenche des ballonnements sans le moindre lactose en cause.
Deux réflexes pour les éviter : lire la ligne des édulcorants dans la liste d’ingrédients, et vérifier la mention réglementaire portée sur les produits concernés, qui signale qu’une consommation excessive d’édulcorants peut avoir des effets laxatifs. Si votre poudre ne passe mal que sur une saveur, vous tenez la réponse : le problème vient de la formulation, pas de la protéine elle-même.
Hydro Whey Zero 1,8 kg – BioTechUSA : whey hydrolysée, une forme prédécoupée conçue pour être facilement assimilée.
À partir de quelle dose de protéines a-t-on mal au ventre ?
Il n’existe pas de seuil universel, mais il existe un repère solide : la dose unitaire recommandée par les fabricants, soit 25 à 30 g de poudre. Sur les références de notre catalogue, une portion de 30 g apporte 22 à 25 g de protéines, et 25 g de poudre en apportent 21 sur une formule clear.
Ce format n’a rien d’arbitraire. Il correspond à ce que l’organisme traite sans à-coup et suffit à couvrir une bonne part de vos besoins sur la journée. Rien n’oblige à le dépasser en une prise unique, et un volume plus important passe souvent moins bien chez les personnes sensibles. Mieux vaut donc répartir la consommation que concentrer la quantité.
La logique à retenir tient en trois points, à appliquer dans l’ordre.
- Une portion à la fois. Si votre objectif vous impose 50 g de protéines, faites deux prises espacées d’au moins deux heures plutôt qu’un double shaker.
- Le volume de liquide compte. 200 à 300 ml par portion, c’est le repère indiqué sur la plupart des étiquettes. Trop concentré, le mélange passe mal ; trop dilué, il alourdit l’estomac.
- La vitesse aussi. Buvez sur cinq à dix minutes, jamais d’un trait, surtout dans la demi-heure qui suit une séance intense.
Pour optimiser la répartition de vos apports jour après jour et bien choisir le moment de consommer votre poudre, appuyez-vous sur notre guide dédié à la manière de prendre ses protéines et sur celui consacré au moment de la consommation dans la journée.
Une précision s’impose. On lit souvent qu’un apport élevé en protéines fatiguerait les reins. Chez l’adulte en bonne santé, une méta-analyse de 28 essais randomisés totalisant 1 358 participants, publiée dans The Journal of Nutrition, ne retrouve aucune différence d’évolution de la fonction rénale entre régimes riches en protéines et régimes normaux ou pauvres. Cet article portait auparavant l’affirmation inverse : elle était fausse, elle a été retirée. Cela ne dispense pas d’un avis médical en cas de pathologie rénale connue.
Pourquoi les gaz sentent-ils mauvais après un shaker de whey ?
Question très recherchée, rarement traitée honnêtement. L’odeur ne vient ni de l’estomac ni de l’intestin grêle : elle vient du côlon. Quand une fraction des protéines échappe à l’absorption, elle arrive dans le côlon distal où le microbiote la fermente.
Une revue publiée dans Molecular Nutrition & Food Research décrit ce processus : la fermentation protéique se produit principalement dans le côlon distal et génère de l’ammoniac, des amines, des phénols et des composés soufrés. Ce sont ces derniers qui donnent l’odeur caractéristique.
La version précédente de cet article situait cette fermentation dans l’intestin grêle. C’était une imprécision, et elle empêchait de comprendre le mécanisme réel.
Ce qu’il faut en tirer :
- Réduire la portion et fractionner limite la part de protéines qui atteint le côlon.
- Un apport correct en fibres réoriente l’activité du microbiote vers la fermentation des glucides.
- Le phénomène suit la charge totale de votre alimentation, pas seulement le shaker qui suit l’entraînement.
Protéines et transit intestinal : diarrhée ou constipation ?
Les protéines peuvent pousser le transit dans les deux sens, pour des raisons opposées. Confondre ces deux cas conduit à appliquer la mauvaise correction.
Diarrhée juste après le shaker
Un épisode dans les deux heures est typiquement osmotique : le lactose ou les polyols non absorbés attirent l’eau dans l’intestin.
La correction est mécanique. Préparez la poudre avec de l’eau plutôt qu’avec du lait, réduisez la portion de moitié pendant une semaine, puis remontez progressivement. Si la diarrhée persiste malgré une portion simple, le type de protéine est en cause et il faut en changer.
Constipation et transit ralenti
Cas de figure inverse, qui n’a presque rien à voir avec la poudre. Quand on augmente ses protéines, on remplace mécaniquement dans l’assiette des aliments riches en fibres par des aliments qui n’en contiennent pas. Un shaker n’apporte pratiquement aucune fibre, et la satiété qu’il procure fait sauter des portions de légumes et de céréales complètes. Ajoutez une hydratation insuffisante, et le transit ralentit.
La solution ne consiste pas à baisser les protéines, mais à remonter ce qui a été évincé : légumes à chaque repas, céréales complètes, légumineuses, fruits, et une hydratation cohérente avec votre charge d’entraînement.
Contrairement à ce que cet article affirmait auparavant, cela n’a rien à voir avec un quelconque équilibre acido-basique : l’hypothèse selon laquelle la charge acide de l’alimentation dégraderait la santé du squelette n’est pas soutenue par les données, comme l’a montré une revue systématique parue dans Nutrition Journal, qui ne retrouve aucun bénéfice démontré d’un régime alcalin. Les fibres agissent sur le transit intestinal et le microbiote, un point c’est tout.
Hydro Whey Zero 453 g – BioTechUSA : même logique en petit format pour tester une whey hydrolysée avant de passer sur un grand pot.
Quelle protéine en poudre est la plus facile à digérer ?
Réponse courte : un isolat de lactosérum, préparé sans lait. C’est la protéine que votre système digestif traite le plus facilement. Cette forme combine la teneur en lactose la plus basse parmi les protéines laitières, une digestion rapide et un profil complet en acides aminés essentiels, ceux que votre corps ne fabrique pas. Si l’isolat ne suffit pas, l’étape suivante est une whey hydrolysée, dont l’hydrolyse a déjà fractionné les chaînes en peptides plus courts, ou une source sans lactose du tout.
Les protéines de lait à très faible teneur en lactose
Voici ce que disent les étiquettes réelles des produits que nous vendons, avec une précaution de lecture. La ligne « sucres » d’une poudre laitière n’est pas un dosage du lactose : elle additionne le lactose résiduel et les sucres ajoutés quand la recette en contient. C’est le cas du Zero Isolate vanille, dont la liste d’ingrédients mentionne de la cassonade. Ces valeurs donnent donc un ordre de grandeur vérifiable sur l’emballage, pas une teneur en lactose.
| Type de protéine | Référence | Portion | Protéines | Sucres |
|---|---|---|---|---|
| Concentrée | 100% Whey Protéine Advanced 2 kg (Superset), vanille crémeuse | 30 g | 22 g | 1,4 g |
| Caséine | 100% Casein Advanced 1,8 kg (Superset), chocolat | 30 g | 22 g | 1,3 g |
| Isolat | Zero Isolate Advanced 1,8 kg (Superset), vanille | 30 g | 25 g | 1 g |
| Mélange isolat et concentré, avec lactase Tolerase L | My Iso Whey 1,8 kg, chocolat | 30 g | 25 g | 0,8 g |
| Isolat, format clear | 100% Clear Whey Advanced 900 g (Superset), ice tea peach | 25 g | 21 g | moins de 0,5 g |


Trois enseignements, dont un qui dérange.
- Passer de la concentrée à l’isolat abaisse les sucres déclarés : 1,4 g contre 1 g par portion de 30 g sur ces deux références, soit environ un tiers de moins, pour 25 g de protéines au lieu de 22 g. L’écart est réel mais modeste en valeur absolue, ce qui invite à traiter d’abord la portion et les édulcorants.
- La caséine n’est pas systématiquement plus chargée que la whey concentrée : sur ces deux références, elle affiche même un peu moins. Ce qui la rend parfois plus difficile à digérer, c’est sa coagulation dans l’estomac et sa vidange lente. Notre guide de la caséine détaille son fonctionnement, et la gamme est en rayon dans la catégorie caséines.
- Le format clear, bâti sur un isolat quasi exclusif, 96 % d’isolat de protéines de lactosérum sur la saveur ice tea peach, descend encore plus bas : moins de 0,5 g de sucres et moins de 0,5 g de graisses par portion de 25 g. Les références sont regroupées dans la catégorie clear whey.
Une mention à part pour My Iso Whey : sa formule associe un isolat et un concentré de protéines de lactosérum, et embarque Tolerase L, une enzyme lactase brevetée aussi appelée bêta-galactosidase, listée dans les ingrédients de chaque saveur.
Pour comparer les références entre elles, notre comparatif de la meilleure whey et notre page sur la whey sans lactose vont plus loin. Les gammes sont accessibles depuis whey isolate et depuis la rubrique protéines.
Les protéines végétales et les autres sources sans lactose
Si les produits laitiers posent problème dans leur ensemble, plusieurs familles s’en affranchissent. Le choix se fait en fonction de votre tolérance, de vos préférences alimentaires et du goût, jamais d’un classement absolu.
| Type de protéine | Source | Points forts | Points de vigilance | Profil concerné |
|---|---|---|---|---|
| Whey concentrée | Lait | Meilleur rapport quantité-prix, profil complet en acides aminés | La plus chargée en lactose, plus de graisses et de glucides | Bonne tolérance, budget serré |
| Whey isolate | Lait | Teneur réduite en lactose, assimilation rapide | Coût supérieur à la concentrée | Sensibilité légère à modérée, objectif sèche |
| Whey hydrolysée | Lait | Peptides fractionnés par hydrolyse, assimilation très rapide | La plus chère, goût souvent amer | Sensibilité marquée, récupération |
| Caséine | Lait | Vidange lente, libération prolongée d’acides aminés | Plus difficile à digérer pour certains | Collation du soir, satiété sur le long terme |
| Protéine d’œuf | Œuf | Sans lactose, profil complet en acides aminés essentiels | Moins répandue, goût spécifique | Éviction des produits laitiers |
| Protéine de bœuf | Bœuf | Sans lactose, compatible avec une alimentation sans laitages | Coût élevé, goût particulier | Éviction des laitages, alimentation paléo |
| Protéines végétales | Pois, riz, chanvre, soja | Sans lactose, adaptées aux régimes végétariens et végétaliens | Mélanger les sources est nécessaire | Végétariens, végétaliens, allergie au lait |
Un mot d’honnêteté sur les protéines végétales, souvent présentées comme la meilleure option digestive. Ces protéines végétales constituent une alternative de bonne qualité, souvent mieux tolérée par un système digestif sensible, mais l’idée qu’une source végétale isolée vaut mécaniquement la whey est une simplification.
Le riz est limitant en lysine, le pois l’est en méthionine : c’est par exemple l’association riz et pois qui rétablit un profil équilibré en acides aminés. Les meilleures formules végétales sont construites sur ce principe, et c’est précisément ce qu’il faut vérifier avant d’en choisir une. Les protéines d’œuf et les protéines de bœuf offrent elles aussi une voie sans lactose ; nous ne leur prêtons aucune vertu particulière au-delà de leur apport. Les protéines contribuent au maintien de la masse musculaire, quelle qu’en soit l’origine : ce bénéfice musculaire ne dépend pas du fait que la source soit laitière ou végétale : le rôle d’une protéine ne dépend pas de sa source, mais de la quantité et de la qualité de ses acides aminés, et de la place qu’elle occupe dans votre alimentation quotidienne. Les sources végétales bien formulées atteignent ce niveau.
Pour arbitrer entre ces familles selon votre objectif, sèche ou prise de masse, notre guide quelle protéine choisir pose la méthode, et notre dossier complet sur la whey revient sur les processus de filtration.
Platinum Hydrowhey 1,6 kg – Optimum Nutrition : protéine hydrolysée à privilégier si tu recherches une alternative à une whey concentrée classique.
Les enzymes digestives et la lactase aident-elles vraiment ?
Sur la digestion du lactose, oui, et l’usage de ces enzymes digestives est encadré. Le règlement européen 432/2012 autorise une formulation précise : la lactase améliore la digestion du lactose chez les personnes ayant du mal à digérer le lactose.
Les exigences fixées par le texte sont claires : un complément alimentaire apportant au minimum 4 500 unités FCC, à consommer à chaque repas contenant du lactose, avec une information indiquant que la tolérance varie d’une personne à l’autre. Ce n’est donc pas une cure mais une prise ponctuelle, à consommer au moment où la digestion du lactose pose problème.
Trois références du catalogue apportent de la lactase, rangées dans la catégorie probiotiques et enzymes digestives. Une précision s’impose avant de les citer : aucune des trois ne déclare son activité enzymatique en unités FCC sur sa fiche. Nous ne pouvons donc pas affirmer qu’elles atteignent le seuil fixé par le règlement, et les dosages ci-dessous sont repris tels qu’ils figurent sur les étiquettes.
- Lactase Enzyme 100 caps de Scitec : 50 mg d’enzyme lactase par capsule, bêta-galactosidase issue d’Aspergillus oryzae. Une capsule avant ou pendant un repas comportant des produits laitiers.
- Biotics & Lactase 60 g : 86,4 mg de lactase, soit 8 640 ALU, et 863 mg d’inuline par dose d’un gramme, soit 60 prises par pot. La fiche déclare aussi une souche Bacillus coagulans GBI-30 6086, dont le nombre d’UFC est indiqué à deux valeurs différentes selon l’endroit de la fiche : nous ne reprenons donc aucun chiffre.
- Enzymes digestives 30 caps : 466 mg de complexe DigeZyme par gélule, association de cinq enzymes digestives dont 21 mg de lactase, une gélule pendant un repas.


Deux réserves, posées franchement. Ces enzymes digestives agissent sur le lactose et sur rien d’autre : si vos ballonnements viennent des édulcorants ou d’une portion trop généreuse, elles ne changeront rien. Et il vaut généralement mieux supprimer la source du problème que d’empiler un complément alimentaire par-dessus : un isolat à teneur réduite en lactose de la gamme Superset règle beaucoup de situations à lui seul.
Combien de temps durent les troubles digestifs et quand consulter ?
Un épisode lié au lactose ou aux polyols se résout en général dans la journée, une fois la charge éliminée. Il ne laisse pas de trace et ne se reproduit pas si la cause est corrigée.
Le protocole le plus simple : arrêtez la poudre suspecte pendant sept jours, puis réintroduisez une demi-portion préparée sans lait. Si tout se passe bien, remontez à une portion entière la semaine suivante.
Cette démarche évite l’erreur la plus fréquente, qui consiste à tout arrêter d’un coup et à conclure que les compléments protéinés ne sont pas faits pour votre corps. Dans la plupart des cas, il suffit de réduire la portion et de choisir un isolat pour que la digestion redevienne normale.
Vos besoins en protéines, eux, ne disparaissent pas : si vous les couvrez mal, les signes d’un apport insuffisant finissent par apparaître, et une collation protéinée solide ou une boisson protéinée mieux tolérée prennent le relais pour maintenir votre apport.
Certains signes, en revanche, ne relèvent pas d’un réglage de shaker et imposent un avis médical :
- des symptômes qui persistent plus de deux à trois semaines après l’arrêt complet de la poudre ;
- des troubles digestifs qui apparaissent en dehors de toute consommation de protéines et touchent d’autres aliments au fil des jours ;
- une perte de poids non recherchée, du sang dans les selles, de la fièvre ou des douleurs nocturnes ;
- des antécédents digestifs connus, une maladie chronique ou un traitement en cours.
Dans ces situations, seul un professionnel de santé peut poser un diagnostic. Aucun article, y compris celui-ci, ne remplace cette consultation. Le rôle de cette page s’arrête à vous aider à identifier les causes évitables et à choisir la meilleure protéine pour votre tolérance.
Pour aller plus loin, consultez notre dossier sur le régime protéiné, nos repères pour la protéine chez la femme, notre guide pour bien démarrer en musculation et l’ensemble de nos conseils sur les protéines.
Zero Isolate Advanced 30 g – Superset Nutrition : format échantillon pratique pour tester ta tolérance digestive avant d’acheter un grand conditionnement.
Foire aux questions
Combien de temps durent les troubles digestifs après un shaker ?
Un épisode lié au lactose ou aux polyols se dissipe généralement dans la journée, une fois la charge éliminée. Si la gêne persiste plus de deux à trois semaines après l’arrêt complet de la poudre, elle a une autre origine et justifie un avis médical.
Faut-il arrêter la whey si elle passe mal ?
Rarement. Testez d’abord une demi-portion préparée sans lait, puis un isolat à la place d’une concentrée. Ces deux réglages suffisent dans la majorité des cas. L’arrêt définitif ne se justifie que si la gêne persiste avec un isolat en portion réduite.
Quelle protéine en poudre est la plus facile à digérer ?
Un isolat de lactosérum, avec 0,8 à 1 g de sucres par portion de 30 g selon les références de notre catalogue de protéines. Si cela ne suffit pas, la whey hydrolysée ou une source sans lactose, comme l’œuf ou un mélange riz et pois, constituent l’étape suivante.
Peut-on prendre sa protéine avec du lait quand la digestion se passe mal ?
L’eau reste le choix le plus simple quand la digestion se passe mal. Le lait ajoute à la poudre sa propre charge en lactose, plusieurs fois supérieure à celle du shaker, même si cette quantité reste dans la fourchette bien tolérée par la plupart des adultes concernés. Si vous avez une gêne, préparez votre portion dans 200 à 300 ml d’eau pendant une semaine, puis réévaluez votre tolérance.
Les protéines en poudre donnent-elles la constipation ?
Pas directement. Un shaker n’apporte aucune fibre et sa satiété fait souvent sauter des portions de légumes et de céréales complètes. Le transit ralentit à cause de ce report, pas à cause de la poudre. Remontez fibres et hydratation avant de baisser vos protéines.
Une gélule de lactase suffit-elle avec un shaker de whey ?
La lactase améliore la digestion du lactose chez les personnes ayant du mal à digérer le lactose, à raison d’au moins 4 500 unités FCC à chaque repas contenant du lactose. La tolérance étant variable, elle ne règle rien si la gêne vient des édulcorants ou de la portion.
Sources
- Shaukat A, Levitt MD, Taylor BC, et al. Systematic review: effective management strategies for lactose intolerance. Annals of Internal Medicine, 2010;152(12):797-803. Revue de 36 essais randomisés : 12 à 15 g en une prise sont bien tolérés par la plupart des adultes concernés.
- Windey K, De Preter V, Verbeke K. Relevance of protein fermentation to gut health. Molecular Nutrition & Food Research, 2012;56(1):184-196. La fermentation protéique a lieu principalement dans le côlon distal et produit ammoniac, amines, phénols et composés soufrés.
- Devries MC, Sithamparapillai A, Brimble KS, et al. Changes in Kidney Function Do Not Differ between Healthy Adults Consuming Higher- Compared with Lower- or Normal-Protein Diets. The Journal of Nutrition, 2018;148(11):1760-1775. Méta-analyse de 28 essais et 1 358 participants sans maladie rénale.
- Fenton TR, Tough SC, Lyon AW, Eliasziw M, Hanley DA. Causal assessment of dietary acid load and bone disease. Nutrition Journal, 2011;10:41. Aucune association causale démontrée entre charge acide de l’alimentation et pathologie du squelette, aucun bénéfice démontré d’un régime alcalin.